Noix Vomique

La note de la France dégradée pour la plus grande joie de la gauche

Standard & Poor’s a dégradé la note de la France. Dans le même temps, les notes de l’Italie et de l’Espagne sont dégradées de deux crans chacune. La dégradation de la note de la France n’est qu’une demi-surprise: elle entérine ce que les marchés savaient déjà. Ce n’est pas vraiment une bonne nouvelle. Elle va avoir des conséquences à la fois pour le Fonds européen de stabilité financière et, en France, pour les collectivités locales telles que Paris ou la région Ile-de-France qui verront leur note abaissée. Pour les ménages, on peut redouter une hausse du coût du crédit.
.
Au PS, on se gargarise. Jean-Marie Le Guen, député de Paris, ne peut dissimuler sa joie: «C’est un triple échec pour Nicolas Sarkozy: échec de sa politique économique depuis cinq ans qui a mené la France dans cette situation, échec de la gestion de la crise et échec social.» Pour Jean-Marc Ayrault, la dégradation de la note «est la rançon d’un quinquennat calamiteux qui a affaibli la crédibilité du pays, la faillite d’une gestion erratique qui a fait exploser la dette et conduit à la récession, la conséquence d’une politique européenne qui a échoué à rétablir la confiance des peuples comme des investisseurs». Martine Aubry, quant-à-elle, se surpasse:  «M. Sarkozy avait dit qu’il ferait tout pour garder le triple A, qu’il avait érigé en ‘trésor national’. En réalité, il a fait le contraire de ce qui était nécessaire et juste. Il aurait fallu relancer la croissance: il a fait le choix de l’austérité. La perte du triple A a un seul responsable: M. Sarkozy».
.
Tant que la France conservait son triple A, les socialistes émettaient des doutes sur la crédibilité des agences de notation. Aujourd’hui, avec la perte d’un A, ces doutes sont, comme par miracle, dissipés.
.
Ces gens qui se réjouissent des malheurs de la nation, ça ne vous rappelle rien? Mais si, voyons. souvenez-vous: le parti communiste français ne s’est-il pas réjoui de la défaite de juin 1940?
..
Après la signature du pacte germano-soviétique, en 1939, le PCF reste fidèle à Staline. Quand la France déclare la guerre à l’Allemagne, les communistes français ne sont pas d’accord. Le PCF invite alors ses militants à refuser de porter l’uniforme. Certains communistes vont jusqu’à prôner le sabotage dans l’industrie de guerre:  comme ce fut le cas dans la Poudrerie de Sorgue ou dans les usines Farman, à Paris, où des moteurs d’avion furent sabotés. Le Parti est dissous le 26 septembre par Édouard Daladier et des militants communistes, considérés comme traîtres, sont emprisonnés. Le comportement d’André Marty et de Marcel Cachin est à ce point anti-français que le gouvernement doit les déchoir de leur nationalité. Maurice Thorez, secrétaire général du Parti, mobilisé, déserte et s’enfuit à Moscou: il franchit la frontière belge le 2 octobre et traverse de part en part l’Allemagne nazie.
.
Après la débâcle, les communistes français se réjouissent de la défaite de l’armée française en juin 1940. L’Humanité du 19 juin 1940 peut proclamer, sans aucun complexe: « Notre drapeau, c’est celui de la paix, celui de la lutte contre le capitalisme, celui de la fraternité des peuples, et tout cela c’est la pensée profonde de notre grand Parti ». Le 4 juillet 1940, L’Humanité se félicite des relations de collaboration entre les soldats allemands et la population française: «Travailleurs français et soldats allemands. Il est particulièrement réconfortant, en ces temps de malheur; de voir de nombreux travailleurs parisiens s’entretenir amicalement avec des soldats allemands, soit dans la rue, soit au bistrot du coin. Bravo, camarades, continuez, même si cela ne plaît pas à certains bourgeois aussi stupides que malfaisants». Les communistes distribuent alors des tracts «Nous avions raison», «Les soldats allemands sont vos frères, pactisez, ne vous trompez pas, votre ennemi c’est le grand capital, les trusts de France, d’Angleterre, d’Amérique» ou encore «De Gaulle est un salaud»…
Les communistes vont entrainer dans leur sillage de nombreuses fiottes de la SFIO qui vont accueillir l’envahisseur allemand à bras ouverts et qui, au nom du pacifisme et de l’internationalisme, vont se lancer dans l’aventure douteuse de la collaboration. Au même moment, des patriotes traversent la Manche pour rejoindre De Gaulle.
.
C’est quand il y a des difficultés, face à l’adversité, que l’on peut faire ce constat: il y a ceux qui aiment leur pays. Et il y a ceux qui ne l’aiment pas.

Written by Noix Vomique

13 janvier 2012 à 23 h 14 min

Publié dans Uncategorized

%d blogueurs aiment cette page :