Noix Vomique

Archive for mars 2012

Quand Mohamed Merah révèle l’échec de l’État-providence

Mohamed Merah a finalement été inhumé ce jeudi en France, dans le pays qui l’a nourri et qui l’a soigné. Au même moment, son père parle de demander des comptes à l’État français. En fait, le destin meurtrier de Mohamed Merah ne nous indique-t-il pas les limites de l’État-providence?

Mohamed Merah est né en France. Ses parents se séparent quand il a 5 ans et il grandit alors avec sa mère et ses quatre frères et sœurs dans les quartiers de Bellefontaine puis des Pradettes, à Toulouse. Ne doutons pas que l’État a versé les allocations qui lui sont dûes à la maman de Mohamed. Adolescent, Mohamed Merah est suivi par au moins trois travailleurs sociaux aux Izards: un éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse, un autre d’une association de quartier ainsi qu’un animateur veillent sur lui.

A-t-on déjà songé à ces fortunes qui ont été investies en vain dans les quartiers dits « sensibles »? À l’inverse de ces zones rurales du Cantal, de l’Aude ou encore de la Creuse, où l’on trouve les taux de pauvreté les plus élevés en France, les « banlieues » n’ont jamais été délaissées par les pouvoirs publics. Aristide, sur son excellent blog, avait abordé cette question à propos du livre Fractures françaises de Christophe GUILLUY:

L’effort financier consenti par la collectivité en direction des « quartiers sensibles » est considérable et la densité des équipements publics y est souvent bien supérieure à celle des territoires ruraux et périurbains. […] Autrement dit, ces quartiers censés être des territoires délaissés par la République bénéficient en fait à plein d’une discrimination positive qui ne dit pas son nom. A quoi doit être ajouté le fait que ces «quartiers sensibles», qui se situent pour la plupart à proximité immédiate des grandes métropoles, bénéficient de ce fait de l’offre scolaire la plus riche et des marchés de l’emploi les plus dynamiques, ce qui n’est pas du tout le cas des territoires ruraux et périurbains. 

Mohamed Merah a eu le privilège d’avoir trois éducateurs qui, on n’en doute pas, ont tout fait pour l’éduquer. Et faire de lui un bon petit français, honnête et travailleur, aimant sa patrie. Trois éducateurs payés par les pouvoirs publics. Pour quel résultat?

Après un vol de sac à main, Mohamed Merah va pour la première fois en prison. Plus tard, il est condamné pour avoir provoqué un accident avec une voiture volée conduite sans permis et pour avoir tenté d’échapper aux forces de l’ordre. En prison, il se met à étudier le Coran. Et devient islamiste: cela le rapproche de son frère Abdelkader qui porte la barbe, la tunique, et dont l’épouse est voilée.

Finalement, Mohamed Merah part pour l’Afghanistan et le Pakistan. Il veut se battre aux côtés des talibans contre cette civilisation occidentale qui l’a pourtant choyé. Au Pakistan, l’an dernier, il contracte une hépatite A. Et là, ce n’est pas à ses amis talibans qu’il demande des soins. Il rentre aussitôt en France pour se faire soigner aux frais de la sécurité sociale! Toute sa vie, Mohamed Merah a été un assisté, un junkie accro à l’État-providence.

Aujourd’hui,  en Algérie, son père décide de poursuivre devant la justice française le Raid, une unité spéciale de la police française. Le fils tue de sang froid sept personnes et le père demande des comptes à l’État. Ces gens, habitués à ce que l’État les assiste en toute occasion, n’ont plus aucune lucidité ni aucun sens des responsabilités. Le père de Mohamed Merah n’a apparemment pas compris que son fils, qui n’avait pas le courage de se donner lui-même la mort, avait également besoin de l’intervention de l’État pour mettre fin à sa pitoyable existence.

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La rengaine du Padamalgam

On attendait la croix gammée et ce fut l’islam: aussitôt on entonna le Padamalgam.

Mardi, alors qu’on pensait encore que l’auteur des assassinats de Montauban et Toulouse pouvait être un néo-nazi, certains, à gauche, ne craignaient pas l’amalgame et commençaient à s’en prendre à Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy, accusés de favoriser la xénophobie. Puis on découvrit que le tueur était un islamiste. À gauche, c’était la douche froide: ainsi, Nicolas Chapuis, journaliste politique au Nouvel Obs, exprimait publiquement sa déception: « putain je suis dégoûté que ce soit pas un nazi« . Bizarrement, à gauche, on préfère fantasmer sur une éventuelle menace nazie que sur la menace, pourtant concrète, islamiste.

Depuis mercredi, les médias nous répètent à l’envi qu’il ne faut pas faire d’amalgame: Mohamed Merah ne serait pas représentatif de l’islam. On a eu droit à la même rengaine après les attentats djihadistes de New York en 2001, de Madrid en 2004, de Londres en 2005, de Bombay en 2006, ou encore après les attaques en 2010 contre la Cathédrale de Bagdad et l’église copte d’Alexandrie. À chaque fois, nous avons eu droit à la même leçon: il ne faut pas stigmatiser les musulmans car leur religion est une religion d’amour.

Étrangement, par un extraordinaire tour de passe-passe, les musulmans se retrouvent ainsi dans leur rôle préféré, celui de victimes: on oublie l’assassinat atroce d’enfants poursuivis dans la cour de leur école et on dénonce les relents islamophobes qui empesteraient la société française. Parfois, on aimerait que les musulmans dit modérés dépensent leur énergie à condamner Mohamed Merah plutôt qu’à condamner les amalgames. Or que voit-on? Ce samedi, une manifestations fut organisée à Toulouse en hommage à Mohamed Merah.

Quant à la gauche, toujours prête à donner des leçons alors qu’elle est loin d’ètre irréprochable, elle allume, comme à son habitude, des polémiques: à entendre les socialistes, l’opération du RAID aurait été un désastre et Mohamed Merah aurait dû être arrêté avant de commettre l’irréparable. N’est-ce pas la même gauche, qui s’indignait quand le salafiste Liès Hebbadj fut accusé de polygamie? N’avait-elle pas dénoncé la politique islamophobe du gouvernement? Qu’aurait-elle dit si on avait arrêté Merah seulement parce qu’il exprime des sympathies pour les djihadistes? La gauche, toujours très compréhensive avec les islamistes, préfère s’obstiner dans son déni de réalité: elle en est donc réduite à allumer des contre-feux pitoyables.

Mohamed Merah, qui détestait la France mais qui n’hésita pas revenir pour se faire soigner aux frais de la sécurité sociale quand il contracta une hépatite A au Pakistan, a expliqué mercredi aux négociateurs qu’il avait voulu attirer l’attention sur le sort des Palestiniens, la présence de soldats français en Afghanistan et l’interdiction du voile intégral. Ce dernier point le rapproche des socialistes: François Hollande et le PS  n’ont en effet pas voté la loi sur l’interdiction du port de la burqa. Mais ne faisons surtout pas d’amalgame.

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Heureusement, François Hollande suit la situation en direct de sa War room !

Alors que le suspect des tueries de Toulouse et Montauban, qui se présente comme un moudjahidine, est retranché depuis l’aube dans son immeuble et qu’on attend sa reddition, Vincent Feltesse, directeur de la campagne numerique de Francois Hollande, écrivait ce matin sur Twitter: « Sortie de la réunion war room. @fhollande suit minute par minute la situation ». Depuis lundi, François Hollande essaie de se donner des allures de président de la République en imitant Nicolas Sarkozy. Lundi, il s’est précipité à Toulouse sur les lieux du drame: qu’avait-il à y faire, sinon se montrer ? Aujourd’hui, avec la « réunion War room« , un peu comme Obama qui suivait en direct la capture de Ben Laden, il s’est surpassé. C’est quoi cette war room? Une chambre d’hôtel où il suit en direct l’évolution des événements sur BFMTV?

Les drames de Montauban et Toulouse n’ont évidemment rien à voir avec la campagne électorale. Mais leur dénouement aura sans doute des effets sur l’élection présidentielle.

Lundi, sous le coup de l’émotion après la tuerie dans l’école juive de Toulouse, les candidats qui ont suspendu leur campagne ont eu raison. On ne doit pas récupérer ce genre de faits divers. Ainsi, Nicolas Sarkozy a fermé son site de campagne en le faisant barrer d’un bandeau noir. Quand François Hollande essaie, l’air de rien, de faire de la récupération, et profite de la situation pour déclarer que « « rien ne peut être toléré [au sommet de l’Etat], ni le vocabulaire, ni la vulgarité, ni la facilité, ni je ne sais quelle simplification », le comportement digne et responsable de Nicolas Sarkozy nous montre la différence entre celui qui a l’envergure d’un chef d’État et celui qui n’est qu’un vulgaire politicien.

Quant à François Bayrou, qui n’a pas caché son intention de poursuivre la campagne, il ne s’est pas privé de commenter les événements: pour lui, cette tuerie «s’enracine» dans l’état d’une société «malade de ses divisions». Et d’accuser les responsables politiques qui «montrent du doigt» en fonction «des origines» de «faire flamber les passions». Il aurait sans doute mieux fait de se taire et Alain Juppé le lui a fait savoir «N’ajoutons pas l’ignoble à l’horrible, n’essayons pas de tirer parti dans un sens

Finalement, la trêve a été de courte durée, comme le faisait remarquer Corto et, à gauche, à l’instar d’une Cécile Duflot, on a commencé à s’en prendre à Nicolas Sarkozy. Florent Veillon, responsable MJS de Vendée. a fait très fort:

À ce moment, les médias mettaient en avant l’hypothèse des néo-nazis. Du coup, les gauchistes pouvaient s’en donner à coeur joie et dénoncer le climat d’intolérance et de division que Nicolas Sarkozy aurait contribué à entretenir. Hier soir, le JT de France2 était bizarre, alors que des Juifs et des militaires ayant combattu en Afghanistan étaient assassinés, les journalistes n’ont rien trouvé de mieux que d’aller dans une mosquée pour demander à des barbus morts de rire s’ils n’avaient pas peur. Peur de quoi? D’une vengeance du Mossad?

On s’attendait à des néo-nazis: on se retrouve avec un salafiste djihadiste. Et là, ça change tout, comme l’écrit Ivan Rioufol:

Ceux qui, dès lundi, ont accusé tout à la fois Marine Le Pen (Dominique Sopo, de SOS Racisme), les « pyromanes de l’identité française » (Bernard Henri-Lévy), « un climat de haine » (Corinne Lepage) ou « l’intolérance » menée par « ceux qui montrent du doigt en fonction des origines » (François Bayrou) se retrouvent confrontés à leur aveuglement et à leur lâcheté sur la montée en puissance de l’islam radical en France, si souvent dénoncé ici-même. Car le barbare, Mohammed Merah, 24 ans, Français d’origine algérienne, soutenu semble-t-il par un réseau familial, se réclame d’Al Qaïda, du jihad et de sa guerre menée contre l’Occident et les mécréants.

Évidemment, il y aura toujours des tarés pour dire que tout ça, c’est de la faute à Sarkozy. Pourtant, des assassins ou des djihadistes, il y en a eus bien avant que Sarkozy ne soit président. Il suffit de se souvenir de Khaled Kelkal en 1995. En Espagne, il y eut ces attentats, à Madrid en 2004, à la veille des élections générales… Le problème, c’est que la gauche est`constamment dans le déni de réalité. Elle ne veut pas voir l’essor de l’islamisme: elle le minimise ou intimide, en brandissant l’épouvantail de l’islamophobie, ceux qui voudraient soulever la question .

Cet après-midi, Mohamed Merah a expliqué aux négociateurs avoir voulu attirer l’attention sur le sort des Palestiniens, la présence de soldats français en Afghanistan et l’interdiction du voile intégral. Il n’a pas précisé si c’était à cause de Nicolas Sarkozy qu’il est allé en Afghanistan en 2011.

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Sondages: le croisement, c’est maintenant

Lundi soir, un sondage Ifop pour Europe 1 montrait que Nicolas Sarkozy venait de passer devant François Hollande au premier tour, pour la première fois depuis le début de la campagne présidentielle. Des chiffres confirmés par un autre enquête Ifop qui montrait mardi soir un croisement des courbes entre Nicolas Sarkozy (28,5%, +0,5 point) et François Hollande (27,5%, -1). Au second tour, l’écart se réduit: le chef de l’Etat se rapproche (46%, +1) de son adversaire (54%, -1).

Aussitôt, à l’instar de Manuel Valls, les socialistes ont essayé de relativiser ces sondages. Pourtant, depuis des mois, et même avant, lorsque DSK caracolait en tête des sondages, ils étaient les premiers à se branler en matant les courbes des sondages qui leur étaient favorables. Au final, Manuel Valls s’est laissé aller à un certain fatalisme en rappelant que «tous les présidents de la République sortants ont été devant au premier tour». Précisons que deux d’entre eux, sur trois, ont finalement été réélus.

En fait, ce mardi, au moment même où Marine Le Pen, forte de ses 500 parrainages, a officialisé sa candidature, il semble que ce croisement des courbes marque un tournant dans la campagne. Nicolas Sarkozy a cependant pris soin de minimiser l’enquête IFOP: «Rien n’est joué, rien n’est fait» a-t-il déclaré. Mais on sent bien que la dynamique est de son côté. Et que sa stratégie est sans doute la bonne. Le vrai croisement, c’est celui du fer que l’on croise avec l’adversaire. Or, sur ce terrain, François Hollande donne l’impression d’être timoré. On commence à entrevoir les limites, pour ne pas dire la vanité, de sa campagne.

Dopé par des sondages qui lui sont favorables, François Hollande s’est enterré trop tôt dans une guerre de position, un peu comme s’il pensait que le rejet de Nicolas Sarkozy suffirait le faire élire. En réponse aux sondages, ce mardi à Valence,  il a essayé de redoubler d’antisarkozysme, comparant notamment le quinquennat de Sakozy à «un stage d’apprentissage». Or l’antisarkozysme, aussi violent puisse-t-il être, risque de précipiter la campagne de François Hollande dans un cul-de-sac.

Du coup, François Hollande est empêtré dans une campagne qui fait du surplace. Et cela met en évidence qu’il n’est qu’un second choix. Il n’était pas le candidat naturel des socialistes. En effet, iI y a encore un an, Dominique Strauss-Kahn était le grand favori des socialistes. Martine Aubry, Manuel Valls, Laurent Fabius, Arnaud Montebourg ou encore Pierre Moscovici avaient alors des mots très durs pour François Hollande. Rétrospectivement, on peut s’interroger: comment François Hollande a-t-il commencé à progresser dans les sondages? Qu’avait-il dit, qu’avait-t-il fait? Rien. DSK était alors en tête de toutes les enquêtes d’opinion. C’était en avril 2011: un sondage d’Opinionway publié par Le Figaro, qui indiquait que François Hollande était «en embuscade», répondait aux souhaits des stratèges de l’UMP qui voulaient doper la candidature de François Hollande pour affaiblir DSK. On ignorait bien sûr que celui-ci se mettrait tout seul hors-jeu avec une femme de chambre.

François Hollande tiendra-t-il la distance? Fera-t-il illusion jusqu’aux élections? Son décrochage dans les sondages est-il seulement momentané? Ou est-ce le début de la fin? Hollande va devoir sortir de son immobilisme.

Certes, pour le moment, au second tour, le candidat socialiste reste le favori. Mais on sait que les enquêtes sur le second tour ne signifient pas grand chose: la marge d’erreur est plus élevée, car les sondés ont parfois des réticences à avouer sur qui ils vont réellement reporter leur vote. En examinant de près les résultats des différents sondages publiés ces dernières semaines, quand on additionne les intentions de vote en faveur de Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin, François Bayrou, Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan, on obtient environ 58% d’intentions de vote pour les candidats classés à droite du PS. Cela signifie que François Hollande ne dispose pas d’un réservoir de voix suffisant: comment passe-t-il de 27,5% d’intentions de vote au 1er tour à 54% au second tour? En réalité, il ne pourra gagner l’élection qu’en détournant une partie des voix qui se situent à sa droite. Et c’est l’inconnue du scrutin: comment se comporteront les électeurs de Bayrou et de Le Pen au second tour?

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Avec les socialistes, le Coran, c’est maintenant

Les socialistes, qui essaient de faire oublier la brutalité avec laquelle ils ont agressé Nicolas Sarkozy à Bayonne, ont allumé l’une de ces polémiques dont ils ont le secret. Ainsi, Manuel Valls a déclaré sur Twitter que le ministre de l’Intérieur «dépasse les bornes». Samedi matin, il remet cela sur RTL et Europe 1: «Ce sont des propos nauséabonds mais qui sont à l’image de la campagne de Nicolas Sarkozy, ce sont des propos qu’on l’on connaît déjà dans la bouche du ministre de l’Intérieur».

Les socialistes ne sont pas en restes. L’inénarrable Cécile Duflot écrivait sur Twitter: « jour après jour, M. Guéant continue de se vautrer comme un pourceau obsessionnel dans ses idées dégoutantes. »

Qu’a dit Claude Guéant pour révulser ainsi nos belles consciences de la gauche vertueuse et se faire traiter de « pourceau« ?

En fait, il n’a rien dit d’extraordinaire. Vendredi soir, lors d’un meeting de soutien à Nicolas Sarkozy près de Nancy, Claude Guéant a dénoncé la proposition socialiste d’accorder le droit de vote et d’éligibilité des étrangers non-européens lors des élections municipales. Des propos qu’il avait déjà tenus lorsqu’il y avait eu débat au sénat sur le même sujet. Pour lui, une telle loi serait la «porte ouverte au communautarisme»: «Nous ne voulons pas que des conseillers municipaux étrangers rendent obligatoire la présence de nourriture halal dans les cantines».

Claude Guéant a juste dit une simple vérité. Une vérité que la gauche veut garder secrète. Le vote et l’éligibilité des étrangers aux élections muncipales risque pourtant bien de renforcer le communautarisme. Mais il s’agit d’un tabou: dans cette campagne, les socialistes évitent soigneusement de parler de l’immigration, des banlieues ou encore de la percée de l’islamisme. Ils crient au scandale quand l’UMP en parle car, par pur calcul, ce sont des thèmes qu’ils entendent laisser au seul Front National.

Outre le halal obligatoire à la cantine, Claude Guéant a expliqué que le vote et l’éligibilité des étrangers pourraient entrainer l’imposition «de règlementations dans les horaires de piscine, qui [sont] contraire à nos principes de mixité», et «l’acceptation du port de maillot de bain de style burka».

Les propos de Claude Guéant «ne méritent que du mépris», a répondu la première secrétaire du PS, Martine Aubry. Sans doute se sent-elle visée. N’a-t-elle pas déjà institué des horaires réservés aux femmes dans les piscines de Lille?

On peut s’interroger. Pour plaire aux Francs-Maçons, François Hollande propose d’inscrire la laïcité dans la constitution. Or les socialistes, à l’instar de Martine Aubry, ont  l’habitude de se moquer ouvertement de la laïcité: Hollande n’a pas voté la loi sur l’interdiction du port de la burqa, et Daniel Vaillant, qui ne voit pas de problème dans les prières de rues, finance la construction d’une mosquée dans le XVIIIème arrondissement de Paris avec l’argent des contribuables. Avec les socialistes, le Coran, c’est maintenant.

La façon dont les socialistes bafouent la laïcité est sans doute plus scandaleuse que les propos de Claude Guéant. Le ministre de l’intérieur est en effet ici dans son rôle: il met en garde contre les dangers du communautarisme. Mais cela suffit à déclencher  des réactions indignées. À force de répétitions, il y a quelque chose de pavlovien dans cette indignation automatique des gauchistes dès que l’on évoque les effets de l’immigration. Il faut croire qu’ils ont été bien dressés.

Et en effet, ils ont été bien dressés, ces donneurs de leçons qui instruisent des procès en sorcellerie islamophobie. Mais dans quel but? Les réactions indignées aux propos de Claude Guéant sont en fait des contre-feux qui visent 3 objectifs:

1/ Masquer l’absence d’idées d’une gauche idéologiquement à bout de souffle parce que le monde a évolué plus rapidement qu’elle;

2/ Assimiler dans l’opinion publique l’UMP au FN;

3/ Intimider la droite en brandissant l’épouvantail du racisme pour qu’elle ne transgresse pas le tabou qui interdit de parler de l’immigration ou de l’islam.

Written by Noix Vomique

4 mars 2012 at 10 10 43 03433

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