Noix Vomique

Heureusement, François Hollande suit la situation en direct de sa War room !

Alors que le suspect des tueries de Toulouse et Montauban, qui se présente comme un moudjahidine, est retranché depuis l’aube dans son immeuble et qu’on attend sa reddition, Vincent Feltesse, directeur de la campagne numerique de Francois Hollande, écrivait ce matin sur Twitter: « Sortie de la réunion war room. @fhollande suit minute par minute la situation ». Depuis lundi, François Hollande essaie de se donner des allures de président de la République en imitant Nicolas Sarkozy. Lundi, il s’est précipité à Toulouse sur les lieux du drame: qu’avait-il à y faire, sinon se montrer ? Aujourd’hui, avec la « réunion War room« , un peu comme Obama qui suivait en direct la capture de Ben Laden, il s’est surpassé. C’est quoi cette war room? Une chambre d’hôtel où il suit en direct l’évolution des événements sur BFMTV?

Les drames de Montauban et Toulouse n’ont évidemment rien à voir avec la campagne électorale. Mais leur dénouement aura sans doute des effets sur l’élection présidentielle.

Lundi, sous le coup de l’émotion après la tuerie dans l’école juive de Toulouse, les candidats qui ont suspendu leur campagne ont eu raison. On ne doit pas récupérer ce genre de faits divers. Ainsi, Nicolas Sarkozy a fermé son site de campagne en le faisant barrer d’un bandeau noir. Quand François Hollande essaie, l’air de rien, de faire de la récupération, et profite de la situation pour déclarer que « « rien ne peut être toléré [au sommet de l’Etat], ni le vocabulaire, ni la vulgarité, ni la facilité, ni je ne sais quelle simplification », le comportement digne et responsable de Nicolas Sarkozy nous montre la différence entre celui qui a l’envergure d’un chef d’État et celui qui n’est qu’un vulgaire politicien.

Quant à François Bayrou, qui n’a pas caché son intention de poursuivre la campagne, il ne s’est pas privé de commenter les événements: pour lui, cette tuerie «s’enracine» dans l’état d’une société «malade de ses divisions». Et d’accuser les responsables politiques qui «montrent du doigt» en fonction «des origines» de «faire flamber les passions». Il aurait sans doute mieux fait de se taire et Alain Juppé le lui a fait savoir «N’ajoutons pas l’ignoble à l’horrible, n’essayons pas de tirer parti dans un sens

Finalement, la trêve a été de courte durée, comme le faisait remarquer Corto et, à gauche, à l’instar d’une Cécile Duflot, on a commencé à s’en prendre à Nicolas Sarkozy. Florent Veillon, responsable MJS de Vendée. a fait très fort:

À ce moment, les médias mettaient en avant l’hypothèse des néo-nazis. Du coup, les gauchistes pouvaient s’en donner à coeur joie et dénoncer le climat d’intolérance et de division que Nicolas Sarkozy aurait contribué à entretenir. Hier soir, le JT de France2 était bizarre, alors que des Juifs et des militaires ayant combattu en Afghanistan étaient assassinés, les journalistes n’ont rien trouvé de mieux que d’aller dans une mosquée pour demander à des barbus morts de rire s’ils n’avaient pas peur. Peur de quoi? D’une vengeance du Mossad?

On s’attendait à des néo-nazis: on se retrouve avec un salafiste djihadiste. Et là, ça change tout, comme l’écrit Ivan Rioufol:

Ceux qui, dès lundi, ont accusé tout à la fois Marine Le Pen (Dominique Sopo, de SOS Racisme), les « pyromanes de l’identité française » (Bernard Henri-Lévy), « un climat de haine » (Corinne Lepage) ou « l’intolérance » menée par « ceux qui montrent du doigt en fonction des origines » (François Bayrou) se retrouvent confrontés à leur aveuglement et à leur lâcheté sur la montée en puissance de l’islam radical en France, si souvent dénoncé ici-même. Car le barbare, Mohammed Merah, 24 ans, Français d’origine algérienne, soutenu semble-t-il par un réseau familial, se réclame d’Al Qaïda, du jihad et de sa guerre menée contre l’Occident et les mécréants.

Évidemment, il y aura toujours des tarés pour dire que tout ça, c’est de la faute à Sarkozy. Pourtant, des assassins ou des djihadistes, il y en a eus bien avant que Sarkozy ne soit président. Il suffit de se souvenir de Khaled Kelkal en 1995. En Espagne, il y eut ces attentats, à Madrid en 2004, à la veille des élections générales… Le problème, c’est que la gauche est`constamment dans le déni de réalité. Elle ne veut pas voir l’essor de l’islamisme: elle le minimise ou intimide, en brandissant l’épouvantail de l’islamophobie, ceux qui voudraient soulever la question .

Cet après-midi, Mohamed Merah a expliqué aux négociateurs avoir voulu attirer l’attention sur le sort des Palestiniens, la présence de soldats français en Afghanistan et l’interdiction du voile intégral. Il n’a pas précisé si c’était à cause de Nicolas Sarkozy qu’il est allé en Afghanistan en 2011.

Written by Noix Vomique

21 mars 2012 à 17 h 58 min

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Une Réponse

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  1. […] accusés de favoriser la xénophobie. Puis on découvrit que le tueur était un islamiste. À gauche, c’était la douche froide: ainsi, Nicolas Chapuis, journaliste politique au Nouvel Obs, exprimait publiquement sa déception: […]


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