Noix Vomique

Le politicard et le chef d’État

Deux photos de campagne prises la semaine dernière où l’on voit ceux que nous devrions retrouver au second tour de l’élection présidentielle. Ils sont avec des jeunes. À chacun ses jeunes: sur la photo de gauche, François Hollande, qui vient chercher des voix en banlieue, semble s’applatir devant des jeunes et leur promet finalement 150000 emplois d’avenir. Des jeunes qu’il méprise pourtant, puisqu’il est persuadé qu’ils « ne savent même pas qui était M. Marshall » quand on parle de « plan Marshall« . À droite, Nicolas Sarkozy, est acclamé par les jeunes de l’UMP. Et l’on peut distinguer ainsi, en un coup d’oeil, celui qui n’est qu’un vulgaire politicien de celui qui a l’envergure d’un chef d’État.

Car, quoiqu’on en dise, le bilan de Nicolas Sarkozy montre qu’il a bien la carrure d’un chef d’État, capable de prendre des décisions courageuses.

Le bilan du Président de la République n’est pas si mauvais qu’on le dit, n’en déplaise à ses détracteurs. Ainsi, Nicolas Sarkozy a réussi la réforme des retraites, ce qui n’est pas rien, et il a donc sauvé notre système de retraite. Ensuite, il a revalorisé de 25% l’Allocation adulte handicapé et le minimum vieillesse. Les droits de succession ont été supprimés pour 95% des Français. Les heures supplémentaires ont été exonérées de façon à revaloriser le travail. La réforme de l’Université et le Plan Campus ont été menés à bien afin de redonner aux universités françaises ce prestige qu’elles avaient perdu. Le port de la burqa a été interdit dans l’espace public afin de garantir la laïcité et l’autorité de la République. Des services minimum ont été mis en place dans les transports et à l’Éducation nationale pour essayer d’améliorer la qualité des services publics. Enfin, le Grenelle de l’environnement a permis une réflexion et des avancées significatives dans le domaine des énergies renouvelables et des transports.

Ensuite, en politique étrangère, et notamment lorsqu’il présida brillamment l’Union européenne, au début de son mandat, Nicolas Sarkozy a renforcé l’influence de la France dans le monde: retour de la France dans l’OTAN, libération des infirmières bulgares, cessez-le-feu en Géorgie, soutien sans faille du vainqueur de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, reconnaissance du Conseil National de Transition en Libye. Au niveau européen, Nicolas Sarkozy a, avec le Traité de Lisbonne, permis de sortir de la crise qui mettait les institutions politiques européennes dans l’impasse. Il s’est opposé avec succès à l’adhésion de la Turquie dans l’Union Européenne. Enfin,  dans un contexte global de crise économique et financière, il a montré sa détermination durant tout l’automne pour sauver la zone euro.

Alors, bien sûr, tout n’est pas parfait: on peut regretter notamment que les flux migratoires n’aient pas été suffisamment maîtrisés et que l’État n’ait pas réduit plus drastiquement ses dépenses. Le déficit et la dette ont hélas continué à augmenter et le chômage s’est aggravé. Ces difficultés semblent réjouir l’opposition, qui répète à l’envi que le bilan est mauvais. C’est d’ailleurs un peu lassant, à force, tous ces gauchistes qui pleurnichent parce que le bilan est lamentable: on pourrait croire qu’ils avaient voté pleins d’illusion pour Nicolas Sarkozy. Par ailleurs, quand ils reprochent à Sarkozy l’aggravement de la dette ou l’augmentation du chômage, ils semblent nier la réalité de la mondialisation, comme si la crise était strictement française. Or la crise économique mondiale a eu un effet très réel sur les finances publiques: les recettes sont insuffisantes tandis que les dépenses (indemnisation de chômeurs et plans de relance) ont augmenté. Sarkozy a fait ce qu’il a pu, il a même limité les dégâts. La France a en effet  mieux résisté à la crise que ses voisins: en Espagne, le gouvernement socialiste de Zapatero, qui fut un temps le modèle des socialistes français, n’a-t-il pas laissé un pays en faillite, avec un taux de chômage de 23%?

Face à Nicolas Sarkozy, François Hollande ne peut présenter qu’un bilan à la fois maigre et loin d’être fameux. Mitterrand et Jospin n’ont jamais voulu de lui comme ministre. En tant que premier secrétaire du PS, il a fermé les yeux sur la corruption dans les fédérations socialistes des Bouches-du-Rhône et du Pas-de-Calais, il a étouffé l’affaire Banon pour protéger Dominique Strauss-Kahn et il a perdu 2 élections présidentielles, en 2002 et 2007. En tant que président du conseil général de Corrèze, il a fait de la Corrèze le département le plus endetté de France. Aussi, n’ayant pas de bilan à faire valoir, François Hollande promet aujourd’hui tout et n’importe quoi. La semaine dernière, il a annoncé ce qu’il ferait la première année: pas une économie, que des dépenses. Avec quel argent? Est-ce là une façon de réduire les dépenses publiques? Son programme n’est pas seulement irréaliste: il est dangereusement démagogique. Et c’est là qu’on voit que François Hollande n’est qu’un politicard. Finalement, sa vision de la politique est à la mesure de ses petites tractations électorales avec les Verts.

Face à François Hollande, Nicolas Sarkozy apparaît comme le seul à être vraiment apte à diriger le pays. Mercredi et jeudi, les deux émissions «Des paroles et des actes» ont renforcé cette impression. Certes, François Bayrou est apparu également comme un candidat sérieux. Mais à la question «Qui est le mieux à même de prendre des décisions difficiles?», le nom de Sarkozy s’impose. Et ce ne sont pas les socialistes, qui contestaient il y a encore un an les qualités de François Hollande pour diriger le pays, qui diront le contraire. La majorité des socialistes soutenaient alors la candidature de Dominique Strauss-Kahn: tout en sachant que le directeur du FMI avait un sérieux problème avec les femmes, à l’instar d’Aurélie Filipetti qui a déclaré qu’elle évitait de se retrouver seule dans une pièce avec lui, ils étaient prêts à l’envoyer à l’Élysée. Aujourd’hui, François Hollande, avec son bégaiement mitterrandien et son charisme de mimolette, n’est donc qu’un second choix, soutenu par des tartuffes.

Written by Noix Vomique

13 avril 2012 à 14 h 21 min

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Une Réponse

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  1. […] Hollande comme président: à part son goût pour l’immobilisme et les petits mensonges, cet apparatchik du parti socialiste n’a jamais rien prouvé. Il ne veut pas voir la gravité de la crise économique, ignore les enjeux de la mondialisation […]


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