Noix Vomique

La brutalité des faits

Souvenez-vous. Avant l’élection présidentielle, les socialistes nous ressassaient qu’il n’y avait pas de crise. La crise, c’était juste une invention de Sarkozy pour masquer sa mauvaise gestion et justifier une politique antisociale. De la même façon, à chaque fois que des islamistes soupçonnés de préparer des attentats étaient arrêtés, les socialistes nous mettaient en garde: c’était une manoeuvre par laquelle le méchant Sarkozy, jouant sur la peur de l’Autre, stigmatisait les musulmans pour nous distraire et dissimuler ainsi les difficultés de son gouvernement.

Aujourd’hui, les choses ont bien changé. On a vu les députés socialistes voter sans complexe en faveur de la ratification du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) au sein de l’Union économique et monétaire. Et c’est comme si les socialistes, au pouvoir, s’étaient convertis au sarkozysme. Le premier ministre, Jean-Claude Jean-Luc Jean-Raymond Jean-Marc Ayrault, en appelle au patriotisme des français pour lutter contre la crise. Le « patriotisme »: il y en a qui se sont fait traiter de pétainistes pour moins que cela… Enfin, après le démantèlement d’une cellule islamiste radicale, samedi dernier, le ministre de l’intérieur Claude Guéant Manuel Valls nous explique que « les réseaux terroristes sont dans nos quartiers« : « La France doit lutter avec détermination contre de véritables ennemis intérieurs qui sont issus d’un mélange entre la petite délinquance, le  crime organisé et l’islamisme radical« .

Pendant des années, les socialistes nous ont répété que Nicolas Sarkozy était brutal. Ils avaient même fini par le croire. Or, en réalité, et on le voit bien, ce n’était pas Nicolas Sarkozy qu’il fallait mettre en cause: ce sont les faits eux-mêmes qui sont brutaux. Et, confronté à la brutalité des faits, les socialistes, s’ils ne sont pas complètement englués dans leur idéologie, seront bien obligés d’admettre ce qu’ils refusaient de voir hier.

Written by Noix Vomique

14 octobre 2012 à 10 h 20 min

Publié dans Uncategorized

Une Réponse

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  1. Oui mais voilà, les socialistes sont des écorchés vifs, écartelés qu’ils sont entre leur stock de bons sentiments qui leur tient lieu de pensée et la réalité des faits qui bien sûr est brutale. Le choc contre le mur, aussi brutal soit-il, n’écaillera pas leur vernis bisounoursien. Ils expliqueront qu’ils sont obligés d’agir comme ils le font mais que ce n’est pas eux, que ce sont les circonstances qui les obligent. Partant de là, tout malvenu nauséabond qui leur objectera que ce qu’ils font ne diffère en rien de ce qui était fait avant sera illico frappé du sceau infamant de la pensée brune.

    Ces gens sont hermétiques.

    koltchak91120

    14 octobre 2012 at 22 h 19 min


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