Noix Vomique

Conflans-Sainte-Honorine, quel destin?

Conflans_LTT_fabrication boite pupin

Conflans_LTT_atelier de soudure

Je me baladais sur la base de donnée Architecture et patrimoine du ministère de la Culture lorsque je suis tombé sur de vieilles photos des usines de la LTT. De 1921 à 1985, la société LTT, qui fabriquait des câbles télégraphiques et téléphoniques interurbains, fut le poumon économique de Conflans: elle employa jusqu’à 4000 personnes. Une partie de ma famille y a travaillé. Un arrière-grand-père, du côté de ma mère, et mes grand-parents, du côté de mon père. Je me souviens de la sortie du personnel, en fin de journée, quand les portes de l’usine s’ouvraient: une véritable marée humaine s’engouffrait sous le pont de chemin de fer, parfois pour aller direct au bistrot d’en face. C’était la fin des années soixante et Conflans était encore une petite ville avec une identité rurale: le maire de la commune, Eugène Berrurier, était un cultivateur qui circulait encore dans une charrette tirée par un cheval; il avait notamment des vignes aux Cailloys, derrière la maison qu’il louait à mes grand-parents, et il produisait un vin, le Ginglet. Il y avait encore des bouilleurs de cru et le père Laforêt nous fournissait en eau-de-vie de prune. C’était l’époque où tout le monde se connaissait.

Conflans, ma ville natale, la ville où j’ai grandi. Conflans dépassa le seuil des trente mille habitants dans les années soixante-dix: c’était soudain une commune à conquérir pour les appareils politiques. Michel Rocard fut parachuté aux élections municipales de 1977; il fut élu maire. Soudain, Conflans entrait dans la modernité. Le nombre d’employés municipaux augmenta considérablement, personne ne les connaissait mais ils avaient tous leur carte du parti socialiste. Michel Rocard et son premier adjoint Jean-Paul Huchon, lequel devint maire à son tour en 1994, n’évitèrent pas la fermeture de la LTT en 1985. Comment l’auraient-ils empêchée: les 160000 m² de terrains furent utilisés pour de juteuses opérations immobilières. Ils n’ont pas su éviter, non plus, le déclin de la batellerie car ils n’ont jamais compris l’intérêt du confluent.

Avec le temps, la part des espaces ruraux n’a cessé de diminuer et l’identité de Conflans s’est étiolée: Conflans est devenue une ville de banlieue anonyme; les nouveaux habitants ne savent même pas où ils piaulent. Qui se souvient de la façon dont les reliques de sainte Honorine arrivèrent à Conflans en 876? Qui se souvient aujourd’hui que Charles le Chauve avait confié aux habitants de Conflans la mission de surveiller la Seine pour prévenir les incursions normandes? Qui se souvient que le prieuré aujourd’hui disparu mais qui reste présent dans la toponymie locale, fut fondé en 1080 par saint Anselme, futur archevêque de Cantorbéry? Qui se souvient que Conflans fut l’enjeu, toujours au XIème siècle, de la guerre entre Mathieu de Beaumont et son beau-frère Bouchard de Montmorency? Qui se souvient de ces légendes de souterrains extraordinaires qui passaient sous la Seine? Qui se souvient de la propriété à Chennevières de Rosalie Levasseur, cantatrice et maîtresse de l’ambassadeur d’Autriche? Qui se souvient de Pierre Arnoult Crapotte, qui planta les premiers pieds de chasselas en 1829? Qui se souvient que la pierre des immeubles haussmanniens du quartier de la Madeleine proviennent des carrières qui se trouvent sous l’avenue de Bellevue et qui sont encore utilisées aujourd’hui comme champignonnières? Qui se souvient des ateliers Massy, sur le quai de Fin d’Oise? Qui se souvient des serres chauffées du producteur de fruits Jules Cronier et de leur formidable cheminée? Qui se souvient que le quai de Gaillon était aménagé jusqu’aux années cinquante pour que l’on puisse se baigner dans la Seine? Qui se souvient de la fonderie, qui se situait place Romagné et qui produisait des machines à coudre? Qui se souvient du commissaire de police Caillou qui, pendant la guerre, cachait des aviateurs alliés? Qui se souvient que les employés de la LTT firent grève le 11 novembre 1943 et chantèrent la Marseillaise dans leurs ateliers? Etc. Etc. Toute cette mémoire part en lambeaux. Aujourd’hui, on s’accroche comme on peut à quelques vestiges du passé, la Tour Montjoie, l’église Saint-Maclou, le château Gévelot ou encore le bateau Je-Sers.

Quand je reviens voir mes parents, deux ou trois fois par an, je mesure chaque fois les changements, et notamment l’ampleur du grand remplacement dénoncé par Renaud Camus. Je ne reconnais plus personne, je suis moi-même devenu un étranger dans ma propre ville et, quand je pense aux vieux Conflanais, qui détenaient la mémoire du lieu et qui la transmettaient oralement, je ne peux m’empêcher de penser aux Nambikwaras de Claude Lévi-Strauss: ils sont en voie de disparition. Dans quelques jours auront lieu les élections municipales. La candidate socialiste, Fanny Ervera, vient de nulle part: elle est candidate parce qu’elle est à la fois une apparatchik du PS et la compagne de Philippe Esnol, le maire sortant. Puisqu’il n’y a plus d’ouvriers, elle se vante d’être soutenue par la future association des Comoriens de Conflans. Sans commentaire: on en est là, après trente-sept ans ans de gestion socialiste. Aujourd’hui, l’alternative est incarnée par Laurent Brosse, un jeune gars de l’UMP, qui est né à Conflans, qui en a fréquenté les écoles et qui continue à y vivre. Je lui souhaite bonne chance. En revanche, je lui conseille d’arrêter de porter cette horrible écharpe.

conflans Hotel de Ville 1904

Written by Noix Vomique

14 mars 2014 à 22 h 31 min

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40 Réponses

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  1. Ce serait encore bien pis si vous aviez eu le malheur de naître à Mantes (dite « la Jolie »…).

    didiergoux

    15 mars 2014 at 8 h 52 min

  2. Fanny Ervera a dans les jambes une liste d’opposition socialiste suscitée par Huchon contre Esnol parce que celui-ci a quitté le groupe socialiste au Sénat lors de l’affaire Léonarda et a rejoint les Radicaux de Gauche !

    Conflans a été coulée par Michel Rocard (alors au PSU et pas à la SFIO) qui a pris la ville pour une pompe à fric branchée directement sur le Parti socialiste unifié. D’où les investissement cyclopéens sur emprunts qui ont permis de détourner une masse de commissions occultes. Il n’en reste rien, tant de la piscine olympique que de la patinoire sous bâche gonflante. Tout a été rasé rock-bottom car impossible à réparer et entretenir ! Mais les annuités des emprunts demeurent.

    Laurent Brosse apparaît sympathique, mais son programme n’a pas de colonne vertébrale. Typiquement démocratique, il saupoudre les clientèles. Sa seule chance est la division bienvenue de la Gauche : Ervera a Valls et Fabius dans la manche ; Callonec a Rocard (pas mort), Huchon et… Mélenchon plus EELV.

    Le handicap à la base est que la ville n’a pas « son » projet, pas plus que l’édile charismatique pour le porter. Au confluent des Flandres et de la Basse Seine, la situation est exceptionnelle pour développer un plan logistique ; mais pour se faire il faut des gens exceptionnels.

    Un Conflanais du Quai

    captainluck

    15 mars 2014 at 9 h 36 min

    • Captainluck, merci pour votre commentaire et bienvenue ici; je ne pensais pas que des conflanais réagiraient si vite à mon billet.
      Permettez-moi cependant d’apporter quelques précisions. En 1977, lorsqu’il fut élu pour la 1ère fois maire de Conflans, Michel Rocard n’était plus au PSU: il avait rejoint en effet le PS dès 1974. Quant à la fameuse patinoire avec la bâche, elle fut construite et inaugurée quelques années avant l’arrivée de Rocard, du temps où Maurice Chaval était maire.
      Sinon, je vous rejoins: personne n’a un véritable projet à la hauteur de Conflans, et de sa position stratégique au confluent de la Seine et de l’Oise, et c’est dommage. Ceci dit, si je votais, j’aurais voté sans hésiter pour Laurent Brosse -puisque les Comoriens donnent leur avis, je ne vois pas pourquoi je ne donnerais pas le mien.

      Noix Vomique

      16 mars 2014 at 16 h 09 min

  3. Vous allez voir vos parents trois fois par an. J’essaie d’éviter de passer plus de trois semaines sans aller voir ma mère. Et c’est la droite qui défend la « valeur famille ».

    Dans Twitter, je vous avais promis de troller, c’est fait.

    Nicolas

    16 mars 2014 at 21 h 55 min

    • C’est malin.

      Noix Vomique

      16 mars 2014 at 22 h 04 min

      • Non. Et ce n’est pas une attaque personnelle. Seulement, une réflexion que je me fais sur la manière avec laquelle la droite voit la famille vu de la gauche.

        Nicolas

        16 mars 2014 at 22 h 08 min

        • Bah, j’espère bien que ce n’est pas une attaque personnelle! C’est que, vous savez, j’habite loin… En fait, ça oblige mes parents à se bouger et à venir me voir… Ça leur fait du bien.

          Noix Vomique

          16 mars 2014 at 22 h 15 min

          • Voilà. Cela étant, bon billet mais je ne sais pas si vous montrez les bons coupables ou même s’il y a des coupables. Bicetre était aussi une ville ouvrière avec les usines Géo. La droite a fait des logements sociaux et s’est retrouvée avec une population plutôt pauvre, les célèbres classes moyennes qui votent à gauche (du moins, la part des classes moyennes qui voté gauche). On en est à un point où le PS va gagner des communes à la banlieue rouge parce que cette dernière a fait du bon boulot, et pareil pour les socialos face à la droite. Heureusement qu’il y a que des débiles à l’UMP.

            Nicolas

            16 mars 2014 at 22 h 25 min

          • L’UMP n’a pas le monopole de la débilité. À Conflans, le PS est profondément divisé. La candidate socialiste est loin de faire l’unanimité, si bien qu’elle doit affronter une liste dissidente, conduite par un écolo et soutenue par Jean-Paul Huchon. Le jeune gars de l’UMP devrait logiquement profiter de ces divisions.

            Noix Vomique

            16 mars 2014 at 22 h 44 min

  4. Il me souvient qu’à l’époque on surnommait Rocard « Gonflant Sainte Honorine », Cette ville de grand renom n’a décidément pas de chance. La France non plus d’ailleurs, d’être administrée par cette bande de satrapes qui nous génocident à petit feu.
    Amitiés.

    NOURATIN

    17 mars 2014 at 18 h 36 min

  5. Votre histoire est bien belle et bien triste.
    Pour votre candidat UMP, choisir comme thème de campagne « Ensemble, Osons l’Avenir » me semble être un bien mauvais point de départ…

    • Oui, François, je suis assez d’accord: la droite devrait laisser les désirs d’avenir à la clique de Ségolène Royal. Parce que ça ne veut pas dire grand chose. C’est comme le changement: François Hollande, qui en avait fait son slogan électoral, est en train de nous démontrer que l’on peut changer en pire.

      Noix Vomique

      22 mars 2014 at 15 h 32 min

  6. Je vois que beaucoup de petites villes comme la vôtre et la mienne ont incroyablement changé ces dernières années. Quand je vois Vannes, Rennes ou Nantes changer ces dernières années, je pense que je deviens folle (de rage aussi),

    gautier

    18 mars 2014 at 14 h 22 min

  7. Merci de ce papier. D’une famille arrivée à Conflans dans les années 20, j’y habite également et j’ai pu en mesurer la dégradation constante. Certes les petites fleurs sont là aux carrefours, ou plus récemment les herbacées bien allergènes, mais que de constructions affreuses! De Romagné à Chennevières en passant par le Plateau du Moulin on bétonne à-tout-va, sans parler de la population…Difficile de s’y sentir encore chez soi! Sans parler de l’insécurité qui progresse avec les agressions de personnes âgées et les cambriolages, mais il est vrai que la police municipale est très occupée à poser des PV dans les zones payantes instaurées par le Maire…Sans parler de la disparition des petits commerces, ni du soutien de notre maire et de sa femme à des projets défigurants comme l’A104 ou la plateforme multimodale d’Achères…

    Bref, aux votes citoyens!

    muisa

    20 mars 2014 at 10 h 57 min

    • Merci, Muisa, pour votre commentaire: il reflète exactement ce que j’entends lorsque je discute avec des Conflanais.

      Noix Vomique

      22 mars 2014 at 15 h 34 min

  8. « Puisqu’il n’y a plus d’ouvriers, elle se vante d’être soutenue par la future association des Comoriens de Conflans. »

    Ce n’est pas du tout un hasard. Dans l’imaginaire de gauche toujours un peu marxisant, l’immigré a remplacé l’ouvrier dans la dialectique. C’est le nouveau carburant pour les « luttes sociales » et les « nouveaux droits à acquérir ». Autre variété de combustible : Les homos, transexuelles, bi, queer et autres spécialités des innombrables sectes sexuelles à la mode. Les ouvriers (pour ce qu’il en reste), sont devenus des beaufs à moitié crétins, incapable de comprendre le monde en évolution et de s’adapter. En plus, ils votent FN

    bzzzzz

    20 mars 2014 at 11 h 12 min

    • bzzzzz, oui, vous avez très bien résumé la nouvelle stratégie du PS telle qu’elle a été définie par le think tank Terra Nova.

      Noix Vomique

      22 mars 2014 at 15 h 36 min

  9. Très bel article, et je comprends votre nostalgie. Et du coup, je m’engage à voter pour n’importe quel candidat qui osera remettre une vigile pour surveiller les invasions vikings sur la Seine. Mais attention, en bon réac, je ne veux pas que ce service soit assuré par un employé municipal, mais confié à un prestataire en PPP, idéalement Bygmalion. Pour 5 millions d’euros annuel, Bygmalion vous garantit aucune invasion Normande.

    Thibaut Collin

    20 mars 2014 at 16 h 57 min

    • Aaaah, Thibaut Colin, je devine l’ironie dans votre commentaire! En y réfléchissant, c’est vrai que les Vikings d’aujourd’hui n’arrivent pas par la Seine… Quant à Bygmalion, j’ai été obligé de consulter google pour savoir de quoi il s’agissait: c’est vous dire combien je me suis désintéressé de ces scandales qui sortent opportunément à la veille des élections… Ceci dit, bienvenue ici et je vous remercie d’avoir compris que l’on peut être nostalgique.

      Noix Vomique

      22 mars 2014 at 15 h 49 min

      • Mais non, je ne me permettrais de me moquer de vous…
        On a tous une vision idéalisée de notre enfance. Moi aussi, je regrette ma jeunesse vosgienne, j’ai l’image de tonne de neige, de parties de luge sur les pentes du Motiron. Maintenant, il n’y a plus de neige .. la faute au dérèglement climatique ? Les Comoriens ?
        Bref, c’était mieux avant… vieille rengaine.

        Thibaut Collin

        24 mars 2014 at 10 h 22 min

        • Pour les Vosges, je ne sais pas. Mais Conflans, ville où il faisait bon vivre, s’est transformée en 20 ans en « ville-dortoir » pour des habitants qui comme moi pérégrinent chaque jour vers Paris. Quant à ceux pour qui les nouveaux cubes bétonnés sont construits, vous les trouverez tous dans les rues dans la journée car ils ne travaillent pas et bientôt à la mosquée…

          muisa

          24 mars 2014 at 10 h 48 min

  10. Bâtir les friches industrielles à 30min de la Porte Maillot n’est pas résistible. On a besoin de logements normalisés et la ville récupère de la taxe d’habitation compensant partiellement les taxes professionnelles disparues. Le nouveau quartier de la gare haute n’est pas si mal, dans des tons de façade qui rappellent les ateliers de l’ITT. Les autres projets sur friches de l’avenue Foch (si, si, on en a une) ne sont pas inesthétiques. La ville à la campagne est à cent kilomètres de Paris, pas à 30.

    Le problème à résoudre (à mon avis) est le projet économique (insérable dans celui de la vallée de la Seine). Jusqu’à récemment, ils n’en avaient pas. Quand la fibre optique Alcatel est partie à Shanghaï, j’ai appelé le chargé d’affaires sur les économies qu’il comptait réaliser dans le budget municipal après le délai de grâce de deux ans et quelles activités économiques il pensait appeler en substitution. J’ai reçu une convocation pour aller leur présenter mes idées car ils n’en avaient tout simplement pas, en dehors des incantations classiques et stériles sur l’emploi, les activités nouvelles (?!), la défense des activités existantes.
    Ils ne s’en sortent pas trop mal sur la zone d’activités des Boutries, mais ils prennent ce qui passe, sans plan déployé. Laurent Brosse n’en a pas non plus. Il est contre presque tout, mais pour… quoi ? Langue au chat.
    Bon, on ne va pas refaire la campagne électorale.

    captainluck

    20 mars 2014 at 19 h 29 min

    • « Les autres projets sur friches de l’avenue Foch (si, si, on en a une) ne sont pas inesthétiques. La ville à la campagne est à cent kilomètres de Paris, pas à 30. »

      Et pourquoi ne pas espérer remplacer une friche industrielle par un parc verdoyant où les enfants des alentours pourraient s’amuser au lieu de se confiner dans le béton? Regardez ce que l’équipe (le couple?) municipal nous a concocté rue des Champs du Four: encore des logements sociaux qui réduisent l’espace dévolu aux enfants des immeubles en vis à vis! Il aurait mieux valu réhabiliter ceux qui existent déjà près du centre commercial miséreux de Paul Brard.

      Et bonjour pour nos impôts locaux sur lesquels s’impactent le RSA depuis la dévolution de ce budget par l’Etat aux collectivités locales!

      muisa

      21 mars 2014 at 8 h 20 min

      • Vous ne pouvez à la fois redouter une hausse des impôts locaux et demander que du foncier constructible soit dédié au « parc verdoyant ». Un parc c’est de la taxe nette ! Les trente glorieuses, c’est fini pour longtemps. Hélas. Seule l’activité économique nous sortira de l’ornière, le bien-vivre viendra ensuite.

        captainluck

        21 mars 2014 at 11 h 07 min

        • Je suis OK pour payer mais justement pour la qualité de vie et pas pour n’importe quoi ou qui. avec cette logique les chinois crèvent de la pollution, mais au moins ils ont une voiture! Ce n’est pas mon idéal de vie que de considérer que consommer est synonyme de bonheur.

          Je doute que vivre dans un environnement industriel pollué, bruyant et bétonné soit un choix. Et si c’est le vôtre, je vous conseille d’y vivre. J’ignore si vous êtes conflanais, mais si tel est le cas et que vous aimez le projet de transformer Conflans en Genevilliers, je ne saurais trop vous inciter à aller y résider.

          muisa

          21 mars 2014 at 11 h 20 min

          • Qui parle d’un environnement industriel pollué ? Vous n’avez plus d’industrie à Conflans.
            N’amalgamez pas la construction de logements, le bruit, la circulation automobile. Les résidences qui se construisent à Conflans ont moins d’empreinte bétonnée que les industries qui leur ont cédé la place. Ca ne fait que 22 ans que je vis là et j’ai quand même vu de quoi je parle.

            Et une remarque en passant, si vous n’avez aucune limite contributive à la fiscalité locale, ce n’est peut-être pas le cas de tout le monde. C’est un peu un réflexe de bobo que de privilégier à tout crin la « qualité de vie » au détriment d’activités économiques. Oubliez-vous qu’il y ait des gens qui cherchent du travail ?
            On parvient très bien à travailler et à vivre bien au même endroit. Il faut un peu se creuser les méninges et penser plus globalement en intégrant tous les problèmes au lieu de son seul confort.

            captainluck

            21 mars 2014 at 18 h 01 min

  11. Ça y est, on a les résultats du 1er tour. Alors que le socialiste Philippe Esnol avait été élu en 2008 dès le 1er tour avec 61,62% des voix, la liste conduite par sa compagne, Fanny Ervera, n’obtient cette fois que 27,11%. Elle est devancée par Laurent Brosse qui réunit 29,93% des voix. Pour le candidat de l’UMP, c’est un beau score: il faudra qu’il confirme l’essai au second tour. Ce sera sans doute serré car l’autre liste de gauche, de Gaël Callonnec, a obtenu 23,07% et celle du FN est à 16,98%.

    Noix Vomique

    23 mars 2014 at 22 h 57 min

    • En fait la question à se poser est « qui reportera ses voix ou non? »Gaël Callonec, soutenu par Huchon et Rocard, a tellement villipendé Ervera et Esnol pour leur gestion et leur népotisme qu’un appel de sa part ou de ses colistiers à soutenir les sortants serait malhonnête et indécent. Quant aux électeurs FN, feront-ils confiance à Laurent Brosse?

      Attendons…

      muisa

      24 mars 2014 at 10 h 24 min

      • Et voilà, 4 listes dimanche à Conflans. Les verts et Gaël Callonec n’ont pas accepté les propositions de Mme ervera. Ou pas oublié les insultes des uns et des autres et les incompatibilités de programmes.

        Aux urnes, Citoyens!

        muisa

        25 mars 2014 at 13 h 15 min

        • L’étripage était sanglant entre Esnol et EELV. Il n’est pas étonnant que les écologistes refusent de venir sur une liste où il demeure lui-même, quoiqu’il ait passé l’écharpe à sa copine.
          Par contre Huchon va se les mordre si Laurent Brosse finit la course en tête (sans doute de peu mais 50 voix d’écart ça suffit) car il a argué sur les plateaux de FR3 dimanche soir que sa politique d’union dès le premier tour était avisée…. sauf à Conflans (ce qu’il n’a pas dit, bien sûr). Vouloir faire payer la trahison d’Esnol au Sénat en suscitant une liste non homologuée est très « politicien ».
          Brosse a sa chance et peut-être que des électeurs frontistes lui donneront un coup de pouce contre ce qu’on appelle partout ici « Le couple ».

          captainluck

          25 mars 2014 at 22 h 06 min

          • Je crois que vous avez raison. On ne peut pas impunément se traiter de menteurs, de malhonnêtes, de népotes (vérifié dans le dico) par tracts interposés puis appeler à l’union sans que cela ne fleure bon la « toutouille » politicienne. Ce matin à la gare tractage agressif de la liste Ervera qui doit se sentir bien en danger. Quand on est officiellement pro-corrida comme Mme E. se sentir pour une fois du côté du taureau ne doit pas faire plaisir… Mais quelle crédibilité accorder à un « couple » dont l’un fait mine de claquer la porte de sa mairie et de son parti (« de sales cons » selon lui) pour se recaser ensuite en n°2 sur la liste de Madame?

            Et oui, je pense que parmi les 17% d’électeurs frontistes, bon nombre vont aller soutenir M. Brosse par souci d’efficacité après avoir lu ses 78 points. On lui reproche sa jeunesse et son inexpérience? Il aura sans doute la chance de profiter de conseils avisés dans son équipe. La gauche n’encourage-t-elle plus l’emploi des jeunes?

            muisa

            26 mars 2014 at 9 h 10 min

          • @ captainluck et muisa,

            Je vous remercie pour vos commentaires: alors que je suis loin de Conflans, vous m’avez fait suivre la campagne comme si j’y étais.

            Le deuxième tour va être serré mais j’espère que Laurent Brosse restera en tête: logiquement, la gauche étant profondément divisée, il devrait rafler la mise. J’ajouterai que Gaël Callonec, qui conduit la liste EELV, en refusant de fusionner avec la liste PS de Fanny Ervera, a fait preuve d’une grande dignité: c’est chose rare à une époque où les politiciens sont prêts à tous les reniements pour sauver leurs fesses. À l’inverse, le revirement de Jean-Paul Huchon, qui le soutenait au 1er tour et qui désormais soutient Fanny Ervera est pitoyable: c’est justement cette façon de faire de la politique qui écoeure les électeurs et nourrit l’abstention. Rendez-vous dimanche soir pour les résultats!

            Noix Vomique

            29 mars 2014 at 18 h 15 min

  12. Ça y est! Laurent Brosse a obtenu 40,48%, loin devant Fanny Ervera (33,05%) Les Verts ont fait 16,64% et le FN 9,83%. Après 37 ans de gestion socialiste, c’est une victoire historique et amplement méritée!

    Noix Vomique

    30 mars 2014 at 22 h 33 min

    • Bravo !

      koltchak91120

      31 mars 2014 at 0 h 54 min

    • YES!!!!! Résultats tardifs hier soir, mais cela valait la peine d’attendre. Pour continuer de filer la métaphore de la corrida chère à Mme E., je serai sympa, je ne réclame ni les oreilles ni la queue mais lui souhaite au contraire une brillante carrière dans son Sud natal où ses talents s’épanouiront sans doute mieux. Quant à M. E, un peu grillé, non?

      muisa

      31 mars 2014 at 9 h 07 min

    • Chouette, on va enfin revoir des vigiles surveiller l’arrivée des Drakkars.
      Conflans outragée, Conflans martyrisée, mais Conflans libérée.
      j’en ai les larmes aux yeux.

      Thibaut Collin

      1 avril 2014 at 14 h 50 min

      • Voilà qui relancera l’intérêt de la Tour Montjoie, et peut-être sa restauration. Quitte à relancer le bâtiment, autant que cela serve l’esthétique. Et puis bateaux de croisière ou drakkars, vive l’économie du tourisme.

        muisa

        1 avril 2014 at 15 h 51 min

        • Les drakkars de la VIKING CRUISES ?🙂

          captainluck

          2 avril 2014 at 10 h 31 min


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