Noix Vomique

Comment dire… Un gouvernement de combat !

POLITICS-GOVERNMENT-CABINET MEETING

Ségolène Royal et Michel Sapin en 1993.

On allait voir ce qu’on allait voir. Après la dérouillée historique que la gauche a reçue aux élections municipales -elle a perdu 151 villes de plus de 10000 habitants- François Hollande déclarait qu’il était temps « d’ouvrir une nouvelle étape« . Il a donc nommé le Premier ministre que les instituts de sondage lui proposaient. Et il a annoncé « comment dire, un gouvernement de combat« . Bref, le Président de la République cherchait ses mots mais semblait avoir compris le message des électeurs.

Ce matin, le secrétaire général de l’Élysée a annoncé le nom des ministres qui forment le nouveau gouvernement : sur seize ministres, deux seulement n’appartenaient pas au gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Les autres ont été confortés à leur poste; certains ont changé de ministère. Autant dire que ce gouvernement est le signe que le Président de la République est dans une impasse. Plutôt qu’un gouvernement de combat, c’est un gouvernement d’anciens combattants. D’ailleurs, Michel Sapin à l’Économie et Ségolène Royal à l’Écologie: c’était le gouvernement de Pierre Bérégovoy en 1992! Quelle audace!

Written by Noix Vomique

2 avril 2014 à 15 h 51 min

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12 Réponses

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  1. […] On allait voir ce qu'on allait voir. Après la dérouillée historique que la gauche a reçue aux élections municipales -elle a perdu 151 villes de plus de 10000 habitants- François Hollande déclarait qu’il était temps "d’ouvrir une nouvelle étape"…  […]

  2. « Sur seize ministres, deux seulement n’appartenaient pas au gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Les autres ont été confortés à leur poste; certains ont changé de ministère. »

    La Valls des maroquins en quelque sorte.

    koltchak91120

    2 avril 2014 at 17 h 23 min

    • Oui, Koltchak. Quelle mascarade. On se demande jusqu’où ça va aller.

      Noix Vomique

      2 avril 2014 at 17 h 51 min

      • Bah, ils peuvent encore ressortir Jospin. A ce qu’il paraît il est conservé dans une armoire vitrée à côté de laquelle figure l’inscription :  » ne briser la vitre qu’en cas de crise majeure. »

        koltchak91120

        2 avril 2014 at 18 h 05 min

        • En cas de crise majeure, et elle risque de venir plus rapidement qu’on ne le croit, c’est sûr qu’ils auraient du mal à nous refourguer Bérégovoy. En attendant, on a droit au retour de Ségolène et ça, c’est une bonne nouvelle: on va pouvoir se marrer un peu.

          Noix Vomique

          2 avril 2014 at 22 h 34 min

          • Ce qui aurait été vraiment drôle, c’est de nommer Marie Ségolène « bravitude » Royal porte-parole du gouvernement.
            Dommage.

            Aristide

            2 avril 2014 at 22 h 52 min

          • Ah oui. Ce sera peut-être dans le prochain gouvernement, après la dérouillée des Européennes.

            Noix Vomique

            2 avril 2014 at 22 h 54 min

      • Il y avait quand même peu de chance que Morano soit nommée première ministre. Vous espériez quoi ?
        Hollande a réussi son coup de com, on ne parle plus du tout des municipales, de steve Briois, et autre Rachninel.

        Thibaut Collin

        3 avril 2014 at 10 h 52 min

  3. Les européennes ne seront peut-être pas la dégelée attendue. Bien sûr le PS ne sortira pas gagnant, mais je crains que l’électro-choc des municipales ne réveille les militants qui se sont abstenus. Ce ne sera pas une victoire, mais je pense qu’il y a des chances pour qu’il limite les dégâts en maintenant sa position. Pas de pertes, pas de gains, ce sera un signal considéré comme positif. La vieille technique du verre à moitié plein ou vide.

    En revanche, je crois que l’UMP connaîtra un recul en raison de la montée du FN qui maintenant jouit d’un ancrage territorial, restreint pour l’instant mais qui va être sollicité pour rayonner dans les départements où il est implanté. Idem pour la gauche de la gauche qui a fait le choix de rester à la maison, sourde aux appels à l’union sacrée. D’ailleurs elle s’est mieux défendue que le PS là où elle était déjà implantée.

    Le comique de la chose, c’est que ce scrutin verra certainement, et je m’en félicite, la montée des forces anti-européennes. Et il y a des chances que ce soit la même chose chez nos amis britanniques où l’UKIP semble marquer des points. Quant à l’Est, n’oublions pas que des dirigeants comme Vaclav Klaus étaient notoirement eurosceptiques, ce qui se comprend compte tenu de leur histoire politique.

    Néanmoins, la dérouillée viendra surtout des sénatoriales qui se dérouleront en septembre. Si point de rupture il doit y avoir, il interviendra à la suite de la chute de la chambre haute dans les mains de la droite.

    koltchak91120

    2 avril 2014 at 23 h 25 min

    • Pas sûr que les électeurs socialistes de base votent pour leurs listes europhiles, surtout s’il y a du tirage au gouvernement où les nonistes semblent vouloir « dénoncer » le carcan bruxellois.
      Je crois que c’est la campagne électorale qui fera l’élection.
      Et dans cette hypothèse le RMB n’aura pas le score escompté à cause de son parti-pris sur l’euro qui effraie les « masses laborieuses et démocratiques ». Aucun peuple des PIGS n’a demandé à sortir de l’eurogroupe. Pas plus que de dresser des barrières à l’invasion de tout et rien. Y a un truc !

      captainluck

      3 avril 2014 at 21 h 57 min

      • Je voulais dire RBM et pas Renminbi !

        captainluck

        3 avril 2014 at 21 h 58 min

  4. Les européennes, je persiste à penser qu’elles constituent une superbe occasion d’enfoncer le clou, avant les sénatoriales qui, mathématiquement, ne peuvent échapper à l’opposition.
    Et puis, l’an prochain, ils devraient perdre la plupart des régions, ces braves socialistes, elle a bien fait Dame Ségo, de prendre un fromage ministériel, son chabichou poitevin tombera bientôt entre les pattes du renard…
    Amitiés.

    NOURATIN

    3 avril 2014 at 17 h 20 min


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