Noix Vomique

Archive for mai 2014

Une traite négrière, impressions

La Gare Saint-Lazare, les signaux (Claude Monet, 1877)

La Gare Saint-Lazare, les signaux (Claude Monet, 1877)

Tous ces Africains, déracinés, arrachés à leur terre natale. L’Afrique vidée de sa jeunesse. Parce que des Occidentaux, forts de leur supériorité, l’ont décidé. En ce samedi après-midi, veille de Pâques, alors que j’étais monté à Paris avec femme et enfants, la gare Saint-Lazare était noire de monde et nous eûmes l’étrange impression d’être les seuls Blancs. L’énoncé de ce simple constat fait sans doute de moi un abominable nazi -on sait bien que les nazis ne sont plus ce qu’ils étaient. Les conclusions que je tirerais sur l’avenir de la France pourraient même me valoir d’être condamné pour provocation à la haine raciale. Pourtant, ce n’est pas la couleur de peau des gens qui importe: c’est davantage la désolation qui émane de cette foule. Pour ne rien arranger, ce sentiment de tiers-mondisation était accentué par les trains supprimés ou en retard, affichés au dernier moment. Or la SNCF devrait éviter de transporter tous ces Africains comme des animaux: en ces temps d’imitation et de surenchère victimaire, elle n’est pas à l’abri d’une plainte. Nous nous retrouvâmes dans un wagon bondé qui puait la pisse. Quelques Blancs avaient également pris place: visages blafards penchés sur leurs écrans de téléphone ou de tablette, ils semblaient fuir la réalité en se réfugiant dans un monde virtuel. Soudain, c’est comme si, devenus minoritaires, nous réalisions en effet que nous étions Blancs. Et de se souvenir de Manuel Valls qui, en 2009, sachant qu’un marché d’Évry allait être filmé par la télévision, demandait à son directeur de cabinet de dissimuler la réalité du changement démographique: « Belle image de la ville d’Évry… Tu me mets quelques Blancs, quelques Whites, quelques Blancos« .

Ma grand-mère paternelle conservait sur son buffet une photo de son père au début du vingtième siècle: il posait avec des collègues dans la gare Saint-Lazare. Il était cheminot, admirateur de Jaurès, et fut, toute sa vie durant, lecteur assidu de L’Humanité. C’était une autre époque: la gauche ne se passionnait pas pour l’Eurovision et ne transformait pas les cabotinages d »un travelo en victoire idéologique. Aujourd’hui, les élites ont abandonné le prolétariat: elles le méprisent parce qu’il ne pense pas comme elles voudraient qu’il pense.

Le passage du train dans chaque gare de banlieue confirma les signaux de la gare Saint-Lazare: il faudrait avoir de la merde dans les yeux pour ne pas voir qu’un changement de peuple et de civilisation est en train de se jouer. Pourtant, les médias nous répètent que le grand remplacement n’est qu’un boniment, un fantasme agité par l’extrême-droite. Les chiffres de l’immigration seraient stables. Et quand bien même ils augmenteraient, l’immigration n’est-elle pas une chance pour notre économie? Ne va-t-elle pas permettre de financer nos retraites? Et d’ailleurs, tous ces Africains dans la gare Saint-Lazare: qui nous dit qu’ils n’ont pas la nationalité française? L’accusation de racisme n’est jamais loin et c’est ainsi, à force de manipulation et d’intimidation, que tout débat sur l’immigration est devenu impossible. À l’heure où les finances publiques sont plombées par les déficits, il serait inconvenant de soulever la question du coût économique de l’immigration. Les rapports de Jean-Paul Gourévitch ou de Gilles Saint-Paul sont donc passés sous silence. Peu importe, en effet, que l’immigration exerce une pression à la baisse sur les salaires et qu’elle entraîne l’affaissement de la protection sociale. De la même façon, on tait les chiffres du dépistage néonatal de la drépanocytose. Il permettent pourtant de prendre la mesure du grand remplacement. La drépanocytose est une maladie génétique qui touche principalement les populations originaires d’Afrique ou du Moyen-Orient, elle permet d’ailleurs de les protéger du paludisme. En France, c’est la maladie génétique la plus fréquente et son dépistage est systématique depuis 2000 chez les nouveaux-nés dont les deux parents viennent d’une région à risque. En 2012, en métropole, 34,44 % des bébés (271 887 sur un total de 789 384) sont nés de couples «à risque» et ont donc été testés. Pour la seule région Ile-de-France, ce pourcentage s’élève à 65,95 %, ce qui signifie que les deux tiers des nouveaux-nés de la région parisienne ont leurs deux parents originaires d’Afrique ou du Moyen-Orient. Quand on sait que les décombres de l’école républicaine ne permettent plus d’assimiler ces nouvelles populations et que les classes moyennes, submergées, n’ont plus la capacité de les accueillir et de les intégrer, on peut sérieusement douter de l’avenir. Or, il est interdit de parler d’africanisation: pour l’avoir fait, le président UMP de la communauté urbaine de Marseille, Guy Tessier, se retrouve devant les tribunaux, accusé de «diffamation publique à caractère racial» par un ensemble d’associations et d’organisations syndicales. Le message est clair: malheur à celui qui transgresse le tabou. Aussi, comme il remettait en question l’immigration dans L’identité malheureuse, Alain Finkielkraut fut comparé à un «esprit devenu malade» par des bobos, ces mêmes bobos qui distribuent les leçons de vivre ensemble au prétexte que l’immigration leur fournit une bonne ou une nounou pour les enfants.

Pendant un bref moment, on avait cru que Manuel Valls pourrait déniaiser la gauche sur la question de l’immigration. En août dernier, lors d’un séminaire du gouvernement,  il avait en effet déclaré que la pression démographique en Afrique allait obliger la France à revoir sa politique migratoire. Il fut critiqué jusqu’au sein du gouvernement et avait finalement réfuté toute intention « de remettre en cause le regroupement familial« : le débat était clos, il restera le domaine réservé de la famille Le Pen. Dans le même temps, les régularisations de clandestins augmentaient de 50% et la France franchissait le cap symbolique des 200 000 entrées annuelles d’étrangers. Devenu premier ministre, Manuel Valls ne brandira évidemment aucun kärcher -et il dégringolera dans les sondages. L’invocation des valeurs de la République ne sera plus qu’une triste rhétorique pour masquer l’émergence d’une société communautarisée. Comment, alors, ne pas ressentir de la colère, non pas à l’égard des immigrés, mais de ces hommes politiques qui trahissent depuis quarante ans leurs concitoyens en leur imposant, au nom de la lutte contre le racisme, une immigration dont ils ne veulent pas? Comment ne pas ressentir de la colère pour tous ces politiciens qui, par idéologie, bêtise ou lâcheté, sont en train de liquider des siècles de civilisation et d’histoire? Car nos hommes politiques auront réussi à être ce qu’il y a de pire dans l’histoire de France: à la fois collabo, puisqu’ils se réjouissent d’être envahis, et négriers puisqu’ils déracinent la jeunesse d’Afrique par pur intérêt économique.

Written by Noix Vomique

23 mai 2014 at 15 03 08 05085

Publié dans Uncategorized