Noix Vomique

Migrants: l’Union européenne à la ramasse

Refugees/Migrants Emergency Response - Mediterranean UNHCR 2015-09-17 à 22.21.53

Le 9 septembre dernier, lors d’une séance au parlement européen, Nigel Farage dénonçait la politique européenne d’accueil des réfugiés : « Nous devons être fous de prendre le risque de voir des djihadistes sur notre sol ». Le lendemain, le vilain tabloïd britannique Daily Express essayait à son tour de sabrer le formidable élan de solidarité qui se levait en Europe: une mystérieuse source proche de l’État islamique aurait affirmé que plusieurs milliers de djihadistes, profitant des flux de migrants, étaient entrés en Europe. Tout-de-même, iI faut être un pisse-froid sacrément esquinté pour prendre au sérieux les menaces et les rodomontades de l’État islamique: la propagande des barbus n’est-elle pas d’une grossièreté sans nom? Nous devrions plutôt nous féliciter de vivre dans des démocraties, puisque nos médias, jamais, ne se livreraient à de telles manipulations. Jamais, par exemple, ils n’exhiberaient le cadavre d’un enfant pour que le spectateur, ému, se sente coupable: c’est un procédé qu’il vaut mieux laisser au Hamas -ou à Charles Enderlin.

Certes, les médias tombent parfois dans la facilité et attirent notre attention un peu trop systématiquement sur des familles qui se retrouvent sur la route avec leurs enfants. Du coup, lorsque les premiers réfugiés arrivèrent en France, la journaliste de BFMTV s’étonnait de ne voir débarquer que de jeunes hommes. Les chiffres publiés par l’ONU sont pourtant clairs: 18% des migrants sont des enfants, seulement 13% des femmes et 69% des hommes. Or, que penser de tous ces hommes qui prennent la tangente et laissent derrière eux femmes et enfants? En fait, nous ignorons tout de ces réfugiés. Pourtant, nous devons soudain, sans débat, les héberger. Sont-ils seulement syriens? L’ONU indique que les Syriens ne représentent que 51% des migrants, en supposant, bien sûr, que leur passeport soit authentique; le second contingent est composé d’Afghans (13%) puis viennent les Irakiens (3%). La plupart d’entre eux sont passés par la Turquie, où ils vivaient parfois depuis des années. Entendons-nous bien: parmi ces centaines de milliers de migrants, certains sont désespérés et fuient vraiment des persécutions ou les horreurs de la guerre. Il n’est évidemment pas question de leur refuser le droit d’asile -qu’ils sachent cependant que c’est une terre chrétienne qui leur offre l’hospitalité et, si cela ne leur convient pas, qu’ils n’hésitent pas à aller se faire voir chez les Saoudiens. Mais comment expliquer, après quatre années de guerre, que les flux migratoires se soient brusquement amplifiés cet été? Est-ce dû à une dégradation de la situation en Syrie et en Irak? A priori, et malgré la prise spectaculaire de Palmyre par les djihadistes, qui fut abondamment relayée par nos médias, l’État islamique a subi un certain nombre de défaites depuis le début de l’année 2015: en Irak, il a cédé Tikrit;  en Syrie, dans la zone stratégique qui fait frontière avec la Turquie, il a perdu Kobané (en janvier), Tall Hamis et Tell Brak (en février) puis Tall Abyad (en juin) et Sarrine (en juillet). Les mouvements de population ont subitement augmenté après ces deux derniers revers: les migrants qui tentent de gagner l’Europe auraient-ils donc peur de l’Armée syrienne libre ou des Kurdes de l’YPG? A contrario, préféraient-ils vivre sous le joug de l’État islamique ou de Bachar el-Assad?

Une chose est sûre: c’est le bordel en Syrie. Et l’Union européenne, faute d’avoir une vraie vision politique, à force d’indécision et d’atermoiement, va hériter de ce bordel sur son sol. Les peigne-culs qui dirigent l’Europe s’obstinent à prendre le problème à l’envers: ils se contentent de gérer les flux, alors qu’il eût fallu se préoccuper de leur origine pour les empêcher. Réunis mercredi à Bruxelles, les ministres de l’Intérieur de l’Union ont voté un plan de répartition de 120 000 migrants -chiffre dérisoire, puisque Frontex estime que 500 000 migrants sont déjà entrés en Europe au cours des huit premiers mois de l’année. L’Union européenne est tout simplement à la ramasse: incapable d’anticiper les événements, elle est aujourd’hui débordée, à l’image de l’Allemagne qui, après avoir annoncé qu’elle était prête à accueillir 800 000 réfugiés, est submergée et se trouve obligée de fermer «provisoirement» sa frontière avec l’Autriche. Mais les médias préfèrent condamner la Hongrie, coupable à leurs yeux de fermer sa frontière aux migrants alors que les Hongrois se cantonnent finalement à respecter la Convention de Schengen: la frontière avec la Serbie est une frontière extérieure de l’Union européenne et de l’espace Schengen et il est nécessaire de la sécuriser.

Jeudi, alors que l’Allemagne essaie d’exercer le leadership, le sommet extraordinaire des vingt-huit dirigeants de l’Union européenne n’a rien donné, à part le sentiment que l’espace Schengen est cuit -ça sent la trahison, voire la dislocation. L’Union européenne a tragiquement renoncé à la realpolitik: elle est restée bloquée sur l’idée de renverser Bachar el-Assad et ne se résout pas à lancer une véritable intervention militaire terrestre contre l’État islamique et les passeurs de migrants. Elle se prive ainsi d’être une vraie puissance et se contente, par angélisme, d’ouvrir ses frontières, au risque d’être envahie, sans réaliser que les flux migratoires sont également une arme qui menace de la déstabiliser. Mais que Nigel Farage se console. Les djihadistes n’ont pas attendu cette crise migratoire pour infester l’Europe; ils vivent ici depuis longtemps, et ont même bénéficié de la complaisance de nos élites: que je sache, Mohamed Merah, Medhi Nemmouche, les frères Kouachi, Amedy Coulibaly, Omar Abdel Hamid El-Hussein, Sid Ahmed Ghlam, Yassine Salhi, Ayoub El Khazzani ou encore Salim Benghalem n’ont jamais été syriens.

Written by Noix Vomique

27 septembre 2015 à 10 h 09 min

Publié dans Uncategorized

16 Réponses

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  1. Bonjour Noix Vomique,

    Vous vous faites du mal avec cette histoire. Le truc peut paraître compliqué comme ça, parce que ça part dans tous les sens, mais une fois qu’on a fait le tri dans les infos, les rumeurs et les idées fausses, on s’y retrouve.

    Ex: « une mystérieuse source proche de l’État islamique aurait affirmé que plusieurs milliers de djihadistes, profitant des flux de migrants, étaient entrés en Europe. »

    Au départ, ce type d’infos était surtout véhiculé par les réseau de l’extrême droite européenne, pour faire flipper l’électorat, et ça faisait le buzz sur Internet. Maintenant, ça ressurgit régulièrement, mais il n’y a rien de sérieux à se mettre sous la dent. Les services de renseignement ne communiquent évidemment pas sur ce thème et les informations qui sont remontées par les ONG qui sont au contact des réfugiés ne montrent rien d’inquiétant de ce point de vue-là.

    Le scénario le plus redoutable: je ne sais pas si vous avez vu le film La Chute de la Maison Blanche? En gros ce serait une ou plusieurs attaques de ce genre, c’est-à-dire des attaques menées par des commandos nombreux (plusieurs dizaines ou centaines de combattants) aguerris et bien armés qui, localement et sous l’effet de la surprise et de la supériorité de la puissance de feu, subjugueraient les dispositifs de défense, qui ne sont pas prévus pour repousser des attaques de grande ampleur.

    Par exemple, qu’est-ce-qui se passerait-il si 300 types solidement armés attaquaient soudainement l’Elysée? Il y a combien de gendarmes à L’Elysée? Je l’ignore, mais pas forcément suffisamment pour repousser une telle attaque. Idem pour l’assemblée nationale ou le sénat, ou quantité d’autres cibles.

    Maintenant, il s’agit de très grosses opérations qui, normalement, entrent dans le spectre des agressions que les services de renseignement sont capables d’éventer et de déjouer. Et s’ils n’en étaient pas capables, on serait en droit de se demander pourquoi on a renforcé leurs moyens au prix de loi liberticides.

    Alors, parano, ou pas parano? Ben… vous savez qu’avant le 7 décembre 1941, Pearl Harbor était plutôt un endroit assez peinard où on pouvait se sentir en sécurité sur un cuirassé de la Navy, mais après le 7, non. Donc, si on est parano, on peut se faire peur façon Jack Bauer en 24 heures chronos.

    Et puis si on n’est pas parano, on peut se dire que ce type de risques et pris en compte et que les services de renseignement sont sur leurs gardes. Du reste, la défense nationale intègre dans ses scénarios de crise des « méga attentats » et un premier exercice quasi grandeur nature a été réalisé il y a un ou deux ans je crois.

    Une petite remarque: dans mon souvenir, les scénarios de méga attentas qui sont retenus aujourd’hui intègrent des destructions massives, mais j’ignore jusqu’à quel point ils mettent l’accent sur des attaques massives. Or, il s’agit de deux choses différentes: seuls 19 personnes étaient directement impliquées dans les attentats du 11/09, qui ont été très destructeurs, mais qui ont justement marqué les esprits par leur caractère dissymétrique: peu de gens, sans puissance de feu, ont pu foutre un bordel monstre et tuer énormément de gens.

    D’ailleurs, il ne faut pas oublier que la dissymétrie est le principal avantage du terrorisme. Opter pour des attaques massives, façon séries ou film américain, ça impressionne, mais cela signifie que les stratèges terroristes renonceraient à cet avantage. D’où la question: pourquoi le feraient-ils?

    L’attaque terroriste massive implique que les terroristes veulent en retirer un bénéfice autre que celui qu’ils peuvent sans trop de peine retirer d’un attentat, disons, plus classique, c’est-à-dire, dissymétrique. Pour autant, ça existe: les Tchétchènes par exemple, pratiquaient les attaques terroristes massives.

    tschok

    28 septembre 2015 at 18 h 13 min

    • Tschok, ne vous inquiétez pas, je ne me fais pas tant de mal avec cette histoire. Elle soulève juste un certain nombre de questions.

      Je suis bien conscient que tout le monde essaie de manipuler tout le monde: les anti-immigrations cherchent à jouer sur la peur du djihad; les immigrationnistes ont exploité sans vergogne l’émotion suscitée par la photo de cet enfant mort sur une plage. Mais après?

      De la même façon, je ne crois pas que l’afflux de réfugiés augmente considérablement le risque d’attentat en Europe. Car cela fait longtemps que le ver est dans le fruit: les terroristes islamistes qui se sont fait remarquer récemment étaient tous des gens qui vivaient en Europe, parfois depuis leur naissance. De la même manière, nombre de djihadistes qui combattent en Syrie sont français… Le problème est donc chez nous.

      Noix Vomique

      30 septembre 2015 at 10 h 35 min

      • Le problème est donc chez nous… euh, ben ça dépend comment on théorise la chose.

        Pour l’instant j’ai recensé trois grandes théories:

        – théorie de la guerre de religion: le monde musulman est entré dans une guerre de religion interne. L’Europe étant aux premières loges, elle est immanquablement impliquée et impactée par cette guerre qui la concerne directement sur un plan économique (approvisionnement énergétique, exportations, capitaux) stratégique (terrorisme, poursuite de la Guerre froide avec la Russie, par jeu d’interposition) et bien sûr démographique et social (présence d’une immigration musulmane ancienne et nouvelle).

        Cette théorie, qui a ma préférence, a l’avantage d’être rationnelle, non-anxiogène et justifiable en raison (on peut l’appuyer sur des éléments historiques et d’actualité). Autre avantage: elle ouvre à la discussion stratégique, donc à l’élaboration d’une politique.

        Si on raisonne dans ce cadre, alors le problème est à la fois ici et là-bas.

        – La théorie du choc des civilisations: elle est d’origine américaine. En France on la comprend assez mal et on estime que c’est un modèle stratégique daté qui a essentiellement servi aux néo-conservateurs US pour justifier l’invasion de l’Irak. Elle relève de la vulgate (au sens où on l’invoque comme une vulgate) et semble assez mal considérée comme modèle explicatif capable de rendre compte fidèlement du réel stratégique par les experts de la matière.

        C’est donc un instrument intellectuel assez difficile à manipuler pour un Français et, bien qu’on note l’omniprésence de certains concepts développés par son auteur dans le discours ambiant de la société française, elle semble en perte de vitesse.

        – La théorie de la fin des civilisations: l’Europe est envahie par l’immigration notamment musulmane et elle va disparaître comme, jadis, l’empire Romain d’Occident, sauf si, dans une sorte de sursaut salvateur, elle ouvre enfin les yeux et agit contre ses ennemis en reprenant en main son destin. C’est une théorie romantique assez attractive, qui renoue avec la tradition chrétienne de l’eschatologie et avec la tradition new age ou évangéliste du revival ou du reborn. Pour cette raison sans doute, elle est très développée sur les blogs cathos, réacs ou non d’ailleurs.

        Beaucoup de vos très honorables commentateurs s’en réclament. J’en vois d’ailleurs deux qui ont contribué à ce fil de dial de façon tout à fait standard et habituelle.

        l’inconvénient de cette théorie, c’est qu’elle ferme tout débat, car tout y est dit et il n’y a rien à discuter. C’est un modèle explicatif du monde qui est rigide et s’accepte ou se refuse intégralement et pour ce qu’il est. On y croit ou on y croit pas. En France, elle se connecte notamment avec la théorie de Renaud Camus sur le grand remplacement, mais pas que. On a vu Michel Onfray la reprendre partiellement à son compte, par exemple.

        Mais dans l’ensemble, c’est une « sublime récapitulation »: les locuteurs qui s’y réfèrent ne font que répéter toujours la même chose (Cf coms d’Anton et Nouratinbis), comme une messe.

        Son grand avantage est, de mon point de vue, sa dimension légendaire: elle est d’une très grande richesse mythologique et plait, il me semble, aux esprits tournés vers l’imaginaire littéraire et historique et renoue avec les grands mythes des civilisations disparues telle l’Atlantide ou les civilisations mystérieuses de l’Amérique pré-colombienne. Et bien sûr l’incontournable empire romain auquel il a naturellement été fait allusion dans ce fil de dial.

        Et puis, ne le nions pas, elle nous procure l’immense plaisir de désigner un ennemi séculaire, comme dans le Seigneur des Anneaux: le musulman.

        Et ça, les enfants, c’est quand même chouette. On va pas cracher dans la soupe.

        tschok

        30 septembre 2015 at 14 h 46 min

        • « notamment avec la théorie de Renaud Camus sur le grand remplacement »

          tschok, en dehors de vous la péter grave dans vos commentaires, vous devez être sourd, aveugle, ou bien malhonnête.
          Le grand remplacement n’est pas une théorie. Il s’agit simplement d’un constat.
          Et ce constat s’appuie sur une réalité (que vous pouvez continuer à nier, ça vous regarde).
          Cette réalité peut par exemple s’exprimer à travers des rapports démographiques, publiés par l’ONU.
          Et comment la Division des Populations des Nations Unies nomme t-elle ces rapports ?
          Elle les nomme : « Migrations de Remplacement »…
          http://www.un.org/esa/population/publications/migration/pressfr.htm

          De rien. Ca vous permettra de nous préparer un nouveau petit prêche pour la prochaine fois.
          Parce que le dernier, là, on dirait qu’il ne prend plus trop, sur les foules.

          Anton

          2 octobre 2015 at 3 h 04 min

          • Anton, si on ne pouvait plus se la péter grave sur Internet, je me demande à quoi servirait ce machin, à part consommer plus et se faire espionner par Google et la NSA. Alors bon, c’est vrai que je me la pète un peu, mais pas tant que ça, par comparaison à ce qui se fait majoritairement sur la Toile. Chuis dans la moyenne.

            Sinon, vous me parlez comme un croyant qui s’adresse à un athée: perso, je considère les théories de fin du monde et de grand remplacement, etc, non pas comme des systèmes d’analyse objectifs et rationnels , qui rendent compte du réel avec une volonté de fidélité et de précision, mais comme des complexes de convictions destinés à produire des visions du monde qui répondent aux besoins profonds des gens qui les utilisent et y croient, sur le terrain de la foi.

            Je n’ai pas cette foi et je n’ai pas besoin de m’expliquer le monde sur le mode de l’apocalypse (dans son double sens: de fin du projet divin, de moment du Jugement Dernier et de Révélation, cad de moment où le voile tombe et où l’univers trouve enfin son sens, jusque là caché).

            Sur ce plan on est clairement différent vous et moi.Si vous voulez me ranger dans le camps des imbéciles, libre à vous, mais notez que je me fiche complètement de vous convaincre.

            Vous savez qu’en rhétorique on distingue trois types de discours: le discours de conviction, démonstratif ou dialectique. Les deux premiers sont des discours du vouloir convaincre. On les trouve abondamment sur le Net et vous êtes, il me semble, dans le premier. Moi, chuis dans le troisième.

            J’oppose les arguments contraires, je pèse le pour et le contre, là où il n’y a que monisme ou dualisme, je vois pluralisme. Alors, évidemment, ça me donne tout de suite une allure de petit malin qui se moque du monde, au-dessus de la mêlée.

            Mais dans le fond, je laisse les gens libres de prendre position; Je ne les emmerde pas. Je ne leur dicte pas ce qu’il faut penser. Je les laisse se démerder. Ils sont souverains. Les gens, je les trouve bien comme ils sont; S’ils faut qu’ils changent, c’est à eux de le faire. Moi, j’ai mes propres emmerdes et je n’ai nullement l’intention, à mon âge, de me lancer dans une entreprise de conversion des masses à mes opinions personnelles qui sont, au demeurant, d’une banalité sans nom.

            Maintenant, j’ai exactement le même droit que vous de regarder ce monde et de dire ce que j’en pense et je ne vois vraiment pas pourquoi je me ferais taxer de sourd, d’aveugle ou de malhonnête au seul motif que je ne partage pas les convictions d’untel ou d’unetelle.

            Il faudrait quand même que vous compreniez qui prend une attitude de surplomb par rapport à l’autre, avant de donner des leçons de modestie.

            PS: l’immigration de remplacement c’est un truc qui vous fait flipper, mais si vous regardez un peu plus en détail ce que c’est vraiment, vous constaterez que c’est surtout un concept théorique utilisé par des spécialistes dans leur domaine (la démographie). Moi, j’veux bien qu’on flippe sur des concepts théoriques, mais on n’a pas fini d’avoir peur à ce moment là.

            tschok

            2 octobre 2015 at 13 h 22 min

          • Me suis arrêté au début du second paragraphe. Je vous assure, je ne lis plus vos dégoulinades qu’en diagonale plombée. C’est comme ça que j’ai entrevu mon pseudo sur votre précédent comm et pour cela que j’y ai répondu.
            Le type, on lui explique rationnellement que ce qu’il prend pour une théorie du complot ou un truc fumeux n’est probablement que la réalité. Deux secondes après, il redémarre avec une bouillie sur la fin du monde. C’est vous qui avez une attitude de croyant, ou de petit curé. Vous auriez pu baratiner quantité de ménagères du temps de la terre plate.
            Donc je répète: « vous devez être sourd, aveugle, ou bien malhonnête ». J’ai ma petite idée.

            Dites, j’suis tombé l’autre jour (chez oussama ben liquid) sur des comm d’un « tschok » datant d’il y a plus de neuf ans. Rassurez moi, ça ne fait pas une décennie quand même que vous racontez votre life en commentaires de blog ?

            Anton

            2 octobre 2015 at 13 h 59 min

  2. Contre toute logique les Occidentaux continuent de se voiler la face devant leur propre invasion. L’Europe est entre les mains d’une coterie d’incapables bisounoursiques et les Etats-Unis confient leur sort à des idiots, c’est la rançon de la démocratie. Seulement les choses prennent de telles proportions que si rien n’est fait pour arrêter le flux invasif -et rien ne sera fait- nous allons au devant d’un cataclysme sans précédent depuis la chute de l’Empire Romain…mais apparemment tout le monde s’en fout!
    Amitiés.

    nouratinbis

    29 septembre 2015 at 14 h 57 min

    • L’Union européenne est, en effet, entre les mains d’imbéciles -et en renonçant à se comporter comme une vraie puissance, elle laisse l’initiative à Vladimir Poutine…

      Noix Vomique

      30 septembre 2015 at 10 h 36 min

  3. Et que dire de l’apôtre Pierre de son vrai nom Simon ou Kephas, on ne sait pas très bien (c’est dire si le mec était franchement louche pour qu’on ne sache pas son nom)…. le mec débarque seul sans femme et enfant (encore plus louche) à Rome, se fait nommer Évêque de la ville et 500 ans plus tard, tout l’empire romain croit en ses âneries. Même l’auteur de ce blog a fini par adhérer aux imbécilités de ce migrant moyen oriental.
    On aurait du se méfier de ce mec, il y a 2000 ans.

    Blablator

    29 septembre 2015 at 17 h 11 min

    • Blablator, vous parlez d’imbécillités et vous avez l’air en effet de vous y connaître…

      Vous savez, 500 ans après Pierre, l’empire romain avait disparu depuis belle lurette.

      De plus, contrairement à ce que la tradition catholique rapporte, Pierre n’a jamais été évêque de Rome: s’il l’avait été, Paul l’aurait évidemment mentionné dans son épître aux romains, notamment lorsqu’il nomme un certain nombre de chrétiens qui vivaient à Rome. Or, il ne l’a pas fait. Pierre n’est sans doute jamais allé à Rome; il n’a donc jamais été persécuté sous Néron. En revanche, on sait qu’il prêchait la bonne nouvelle aux « circoncis », c’est-à-dire aux Juifs : pour accomplir cette mission, il est probablement resté au Proche-Orient -peut-être en Syrie, qui sait?

      Mais tout cela est hors sujet -et l’auteur de ce blog s’assied sur votre commentaire.

      Noix Vomique

      30 septembre 2015 at 10 h 43 min

      • Pffffff! Si on ne peut même plus se fier à l’Eglise qui, quand même, nous enseigne que la tombe de Pierre l’apôtre est sous la basilique Saint Pierre de Rome, mais alors ou va-t-on?!

        Est-ce-à-dire que la dépouille qui y gît n’est pas la sienne?

        D’ici à ce que cette affaire se termine comme celle du suaire de Turin, il n’y a qu’un pas, j’vous l’dis.

        Faut dire que les cathos ont de drôles d’habitudes: conserver les vieux slip, les gris-gris, talismans, les bouts d’os, les machins, les trucs, les bidules et autres reliques de leurs saints et de leurs saintes depuis 2000 ans, c’est un peu zarbi. Après on s’étonne qu’ils soient cintrés les mecs, mais s’ils sont éduqués dans le fétichisme, ça s’explique.

        Vous vous rendez compte? La mère Térésa, canonisable en 2016 nous dit-on, a dû se brosser les dents. Eh ben chuis sûr qu’on a gardé ses vieilles brosses à dents dans un reliquaire planqué dans un coffre au Vatican, pour plus tard. On sait jamais, ça peut servir.

        tschok

        30 septembre 2015 at 14 h 58 min

  4. « L’Union européenne, faute d’avoir une vraie vision politique »

    Mais l’UE a une vision politique, et celle-ci consiste à faire rentrer des millions d’immigrés en Europe pour pallier au vieillissement de sa population (je vous ai laissé des liens sous ce billet : https://noixvomique.wordpress.com/2015/04/28/migrants-vers-litalie-le-talon-dachille-de-leurope/).

    Ce sont les peuples européens qui sont à la ramasse et ne sont pas foutus de s’organiser pour foutre à la porte les élites qui les trahissent et les conduisent au désastre.

    Anton

    29 septembre 2015 at 18 h 26 min

    • Anton, je me suis mal fait comprendre: je voulais parler d’une absence de vision politique concernant la Syrie. Sur le reste, nous sommes d’accord. J’espère juste que les peuples européens vont, enfin, ouvrir les yeux.

      Noix Vomique

      30 septembre 2015 at 10 h 46 min

  5. Anton,

    Deuxième paragraphe, dites-vous?

    Waouh! Je fais des progrès! D’habitude je largue mes lecteurs à la fin de la première phrase (c’est pour ça que je la blinde).

    Phénomène d’autant plus étonnant que certains me traquent sur le Net en remontant à des coms vieux de 9 piges, que je serais moi même infoutu de retrouver.

    Allez comprendre!

    tschok

    7 octobre 2015 at 15 h 04 min

    • Vous traquer ?
      Non. Liquid a fait un commentaire récemment sur un blog. J’ai cliqué sur son pseudo, suis tombé sur son blog, ai lu un de ses billets et suis tombé sur un commentaire votre, datant d’il y a plus de neuf ans.
      Pas de quoi faire sa crise de parano, tout le monde a le droit d’avoir une vie passionnante…

      Anton

      7 octobre 2015 at 19 h 44 min

  6. […] l’emporte forcément sur le féminisme. Puisque les violeurs de Cologne sont de pauvres migrants, il faut essayer de les comprendre. Henriette Reker, qui dirige la ville de Cologne, a […]


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