Noix Vomique

11 novembre 1940

Les élèves de l'Agro défilent sur les Champs-Élysées le 11 novembre 1940.

Le 11 novembre 1940, les élèves de l’Agro défilent sur les Champs-Élysées.

Le lundi 11 novembre 1940, alors que les Allemands venaient d’interdire «sous toutes ses formes l’expression d’un souvenir insultant pour le Reich», plus de 3000 étudiants et lycéens de Paris bravèrent l’Occupant et remontèrent les Champs-Élysées pour commémorer la victoire de 1918. Devant l’Arc de triomphe, au moment où ils entonnaient la Marseillaise, ils furent brutalement dispersés par la Wehrmarcht. Cet acte de résistance, magnifiquement raconté par Maxime Tandonnet [1], fut interprété par De Gaulle comme la première réponse de la France à l’appel du 18 juin.

Un tract manuscrit, qui appelait à commémorer le 11 novembre, circulait de main en main depuis le début du mois de novembre.

Un tract manuscrit, qui appelait à commémorer le 11 novembre, circulait de main en main depuis le début du mois de novembre.

[1] Maxime Tandonnet. 1940, un autre 11 novembre, Paris, Taillandier,‎ 2009, 249 pages.

Written by Noix Vomique

11 novembre 2015 à 11 h 12 min

Publié dans Uncategorized

4 Réponses

Subscribe to comments with RSS.

  1. Allons bon ! Un réac qui fait l’éloge d’étudiants progressistes qui manifestent. C’est le bordel.

    Nicolas

    11 novembre 2015 at 13 h 44 min

    • Mais voyons, Nicolas, ce n’étaient pas des progressistes! Juste de jeunes crétins qui avaient trouvé là un bon moyen de sécher les cours et qui croyaient malin de foutre le bordel au cri de « Vive De Gaulle »!

      Noix Vomique

      11 novembre 2015 at 18 h 22 min

    • Rassemblement à l’appel des royalistes, de la droite et des mouvements de la jeunesse catholique. Pendant ce temps là, les communistes traitaient avec l’occupant pour avoir le droit de publier leur journal de merde et appelaient à la fraternisation avec les soldats allemands.

      La résistance fut avant tout le fait de la droite et des catholiques pendant que les cadors rad-socs, de la SFIO, etc. se bousculaient au portillon du gouvernement de Vichy et goûtaient aux délices de la collaboration.

      Arnaud D

      11 novembre 2015 at 18 h 32 min

  2. Il faut savoir qu’en 1940, on est seulement 22 ans après la fin de la guerre de 14-18, comme si pour nous une guerre monstrueuse qui aurait fait 10 millions de morts s’était terminée en 1993. Les étudiants qui manifestent sont pour beaucoup des orphelins de guerre, tous sont nés dans des familles décimées par la guerre, avec des invalides, des gazés, des amputés, des gueules cassées. Fêter la victoire, c’est rendre hommage au sacrifice de ces millions d’hommes envoyés par la IIIe République à la boucherie.

    On peut tout-à-fait comprendre que pour les Allemands, auxquels la France a de nouveau déclaré la guerre, et qui cette fois sont vainqueurs, et qui occupent la France, la commémoration de fête de la victoire du 11 novembre 1918 ne soit pas bien venue, puisque c’est commémorer leur défaite.

    Il faut louer la modération des Allemands qui ne paraissent pas avoir réprimé cette manifestation tellement plus durement que M. Valls les manifestants de la Manif pour tous. Ils ont dispersé la manifestation à coup de crosse, il y aurait eu 11 blessés dont 3 graves, aucun mort, et quelques centaines de garde-à-vue. En situation de guerre, de couvre-feu, les forces allemandes auraient pu tirer sur la foule comme la IIIe République en 1892 sur les mineurs de Fourmies en grève (9 morts et 35 blessés), ou la IVe lorsque Jules Moch en 1947 a envoyé 23 000 hommes de troupes contre les grévistes de Valencienne, arrêté et condamné 2000 mineurs à des peines de prison.

    Le 11 novembre 2013, 73 personnes ont été interpelées et 4 gardées à vue, pour avoir sifflé ou hué le président de la République lors de son passage. Nicolas Bernard-Buss, 23 ans a été condamné le 2 juillet 2013 à 4 mois de prison, dont 2 fermes, et mandat de dépôt, pour avoir manifesté le 16 juin 2013 lors de la venue de François Hollande à la maison de Radio France. Il avait été roué de coups par des policiers en civil qui ont procédé à son arrestation. Les manifestations sont réprimées, et aussi les refus de manifestation. En janvier 2015, au moins 54 personnes ont été poursuivies pour apologie du terrorisme pour avoir refusé de manifester en faveur des victimes de Mohamed Merah. On relève aussi trois cas d’écoliers de moins de 12 ans convoqués au commissariat de police sur plainte du directeur pour refus de participation à une minute de silence.

    La résistance à l’oppression est une des 4 valeurs fondamentales imprescriptibles garanties par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 (article 2, avec la liberté, la sûreté (la sécurité) et la propriété), mais pas la résistance tout court qui n’a aucune existence juridique, c’est un concept, probablement d’origine communiste, utilisé pour désigner les actions paramilitaires violant le traité de cessez-le-feu et d’armistice signé entre l’Allemagne et la France pour mettre fin aux hostilités. Soit dit en passant, la devise de la République française n’est pas « Liberté, égalité, fraternité » qui est celle du Grand orient de France affichée à partir de la IIIe République sur tous les édifices publics, mais « Liberté, sécurité, propriété, résistance à l’oppression ».

    Janet Duncan

    20 novembre 2015 at 11 h 46 min


Les commentaires sont fermés.

%d blogueurs aiment cette page :