Noix Vomique

À Paris, la guerre

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Written by Noix Vomique

14 novembre 2015 à 10 h 04 min

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6 Réponses

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  1. Mais surtout pas d’amalgames !!!…
    Et encore moins de contrôles au faciès honteusement discriminatoires….

    Lebuchard courroucé

    14 novembre 2015 at 10 h 24 min

    • Voilà, répondre dans le respect des droits de l’homme et de la dignité humaine.

      Il y a quand même une question : comment on fait, dans ces conditions, pour être impitoyable ?

      Arnaud D

      14 novembre 2015 at 18 h 14 min

  2. La guerre…je ne sais pas si on peut vraiment appeler ça de la sorte:
    Le mouton qu’on égorge est il en guerre contre son égorgeur?
    Amitiés.

    nouratinbis

    15 novembre 2015 at 18 h 11 min

  3. Le président de la République a tort d’appeler guerre ce qui n’en est pas une.

    Ces attentats ne sont pas une guerre, ce sont des crimes qui doivent être poursuivis et puni en application du Code pénal dans le cadre d’une information, d’une enquête de police, d’une instruction, d’une procédure criminelle. Ils ne relèvent pas du tout des moyens militaires destinés à la défense nationale.

    Un chef d’État, parlant ès qualité, ne doit pas utiliser le mot guerre au sens métaphorique, comme quand on parle de guerre des prix ou de guerre contre les kilogs en trop. C’est une faute extrêmement grave.

    Une guerre est un concept politique bien défini et bien encadré par le droit international. Une guerre est entre un État et un autre État, ou alors c’est une guerre civile entre deux factions rivales de citoyens à l’intérieur d’un État. Une guerre ne peut en aucun cas avoir lieu contre des individus à l’intérieur du pays, il s’agit alors de police visant à réprimer des crimes. Elle ne peut pas non plus avoir lieu à l’étranger contre des individus ou des groupes d’individus, surtout étrangers, se trouvant sur un territoire étranger.

    Il a cependant raison de dire que la France est en guerre depuis plusieurs années là où elle mène des opérations militaires, entre autres en Syrie, et ce de façon totalement illégale, d’une par en infraction du droit international d’autre part du point de vue du droit constitutionnel français. Une guerre doit toujours être déclarée, avec soit un motif de défense, un but de guerre ou une revendication explicite.

    Tout se passe comme si ces attentats servaient à justifier après coup des opérations de guerre totalement illégales qui ont commencé il y a deux ans et dont le but est de renverser un chef d’État étranger.

    Janet Duncan

    19 novembre 2015 at 22 h 40 min

    • Chère Janet,

      Le terrorisme entre pleinement dans ce que les polémologistes appellent la « guerre asymétrique ». L’ennemi peut être conventionnel, comme c’est le cas dans certains coins du globe où des mouvements sécessionnistes ont pu créer une véritable armée structurée, obligée compte tenu de ses moyens et effectifs à conduire des opérations de guérilla. Mais il peut aussi être dépourvu d’uniforme et d’insignes officiels et vouloir se fondre dans la masse de la population, et frapper ponctuellement, ce que l’on nomme terrorisme. C’est ce qu’ont fait les résistants des pays occupés par l’Allemagne durant la seconde guerre mondiale. Entendons-nous bien je ne mets pas les résistants de 40/45 et les djihadistes sur le même plan, je dis juste que leurs actions procèdent de la même logique. D’ailleurs, pour l’occupant, les résistants étaient considérés comme des criminels.

      Quant à déclarer une guerre, compte tenu de l’état actuel des textes de l’Union européenne, dont la France a reconnu la primauté sur notre droit et sur notre constitution, cela n’est plus possible puisque ce concept n’existe plus pour les bisounours qui la composent. C’est tout juste si elle reconnaît le concept de conflit armé.

      Arnaud D

      22 novembre 2015 at 13 h 58 min

      • Les polémologues ne font pas autorité dans ce domaine, ce ne sont que des universitaires.

        Il faut commencer par définir le terrorisme, puis la guerre.
        Le terrorisme est un ensemble d’actions violentes faite par des autorités civiles ou militaires dans le but de terroriser la population civile pour influencer son opinion ou son comportement. Le terrorisme a été utilisé par le gouvernement français pendant la Révolution française (la terreur), par les gouvernements anglo-américains pendant la WW2 (les bombardements stratégiques), par les mouvements indépendantistes lors de la décolonisation (dans ce cas, en général à l’instigation de puissances étrangères).

        Pour qu’un État considère qu’il est en guerre, il faut qu’il soit en guerre contre quelqu’un, il faut qu’il ait un ennemi identifié avec lequel il est en guerre, il faut une autre personne de droit public international qu’il puisse désigner. Un État n’est pas en guerre dans l’absolu, ni contre des principes abstraits et généraux comme la Finance ou le Terrorisme, on est en guerre contre un ennemi qui est un État. L’ennemi pour un État n’est pas les armes utilisées, ni les soldats ennemis, ni les moyens tactiques (terrorisme), ni même l’armée ennemie, c’est la puissance hostile qui commande cette armée, c’est obligatoirement un autre État. L’acte de guerre, conventionnel ou terroriste, n’est jamais gratuit, il n’a jamais pour seul but de faire du mal, il est toujours justifié par une revendication de la puissance belligérante, c’est le but de guerre.

        Si par contre les terroristes agissent d’eux-mêmes, pour un motif idéologique qui leur est propre, l’anarchisme, l’autonomiste basque, l’anticapitaliste, ou l’islamisme, même en utilisant des armes de guerre, ce ne sont pas des actes de guerre, ce sont des crimes; ça ne relève pas du droit de la guerre et du Conseil de sécurité de l’ONU, mais du Code pénal et des tribunaux; ça ne relève pas des forces armées mais de la police. Le Code pénal a toujours prévu de réprimer des crimes commis par des bandes armées, des rebellions à force ouverte, qu’il s’agisse de bandes de malfaiteurs ou de bandes de révoltés; c’est d’ailleurs une des spécialités des gendarmes depuis de nombreux siècles. Des terroristes qui sont de simples particuliers agissant de leur propre initiative ne sont pas des ennemis qu’on combat avec l’armée pour les mettre hors de combat, ce sont des citoyens qui commettent des crimes qu’on va réprimer, ils doivent être arrêtés sans les tuer, jugés, et condamnés, ce sont des citoyens, ils ont droit à un procès criminel équitable.

        Tant que les actions dites terroristes ne sont pas imputées à un État, à une puissance étrangère, tant que celle-ci n’est pas désignée, accusée, un État ne peut pas dire qu’il est en guerre.

        D’un côté le but de la police est d’anéantir le crime, et de punir ceux qui commettent des crimes, d’un autre côté le but de la guerre n’est pas de punir les soldats ennemis, ni d’anéantir l’État ennemi, c’est de faire la paix avec lui, c’est-à-dire de signer un traité de paix et de libérer les soldats prisonniers.

        Tout ça pour dire que si M. Hollande ne désigne pas nommément l’État qui commandite les actes terroristes qui ont été exécutés , et Daesh n’est pas un État mais une armée, il ne peut pas dire que la France est en guerre. Ou alors, il est en guerre contre le terrorisme comme il est en guerre contre la finance, il avait un conseiller spécial à l’Élysée qui est dirigeant associé chez Rothshild, il en a un autre qui est dirigeant associé chez Daesh. En fait, la France est déjà en guerre depuis 3 ans puisqu’elle fait des bombardement en Syrie, elle ne se cache pas que son but est de renverser le président de la Syrie, donc qu’elle est en guerre contre la Syrie. Daesh aussi.

        Janet Duncan

        22 novembre 2015 at 19 h 23 min


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