Noix Vomique

Fête foraine

with 44 comments

migrants_0

Comme des migrants dans un camion-caisson ©Sandrine Etoa-Andègue

Au Musée national de l’histoire de l’immigration, qui n’est rien d’autre qu’une excroissance pernicieuse de l’exposition coloniale de 1931, un spectacle-performance intitulé Ticket propose aux spectateurs de devenir momentanément des migrants clandestins -ou des comédiens, on ne sait plus, car les frontières sont faites pour être abolies et tout le monde est finalement tout le monde; et cachés dans un camion, dans l’obscurité, les spectateurs s’apprêtent donc à passer en Angleterre, ils tremblent à l’idée d’être découverts, ils écoutent le bruit du moteur, ils sursautent aux moindres éclats de voix, et pour un peu, ils se pisseraient dessus: c’est la version avant-gardiste et compassionnelle de ce bon vieux train fantôme que l’on trouve dans n’importe quelle fête foraine, un tour de manège citoyen et participatif qui permet de s’émouvoir et de se sentir concerné, parce qu’on ne peut pas se contenter d’être progressiste dans le vide et qu’il est important de partager les conditions de voyage des migrants, pour comprendre mais surtout pour ne pas oublier, car tout va si vite qu’on ne se souvient même plus, six mois après, du nom de ce môme, là, mort sur une plage de Turquie, avec son putain de tee-shirt rouge, et c’est justement pour lutter contre l’indifférence qu’il faut des spectacles interactifs comme Ticket, pour soulever le coeur comme si l’on dévalait des montagnes russes mais aussi pour émettre un acte de contrition, car les Européens ont forcément leur part de culpabilité -d’ailleurs, puisqu’ils semblent avoir quelque disposition, ils mériteraient bien d’être exhibés, lorsque le grand remplacement sera achevé, dans des sortes de zoos humains festifs.

Written by Noix Vomique

19 avril 2016 à 22 h 23 min

Publié dans Uncategorized

44 Réponses

Subscribe to comments with RSS.

  1. Je suis très déçu de l’absence dans votre texte des termes aujourd’hui devenus fondamentaux qui sont « inclusif », « ludique » et « festif » !!!!!
    Vous n’êtes pas dans les clous du point de vue des référentiels mon cher….😉
    Sinon, ce type de démonstration licencieuse est dans la logique de ce monde contemporain du spectacle et du « tout ludique », comme dans les programmes scolaires, pour attirer la foule, pour faire tourner l’entreprise, au sens propre comme au sens figuré.
    Les municipalités ont bien compris le potentiel économique de la mémoire nationale comme celle de Rivesaltes et son musée du camp éponyme… Nous sommes dans la région pour une tournée de notre chorale et nous avons entendu une publicité radiophonique digne des bandes-annonces de blockbusters amerloques !!!!
    À quand une séance hyper-réaliste à Treblinka avec une séance dans les douches et un peu de zyklon B… juste pour voir…
    L’humanité est consternante et la culture de masse, un passage obligé bien lucratif pour ceux qui la défendent !

    • Oui, vous avez raison et j’ai ajouté in extremis un « festif », mais il est vrai que je suis un peu dépassé par l’évolution linguistique du Boboland -c’est d’ailleurs spectat.eur.rice.s qu’il aurait fallu écrire. Sur son blog, Corto a également parlé de ce spectacle désolant: il imagine pour les bobos une immersion dans une cité: le grand frisson à Trappes ou Sarcelles… Et il y en a qui paieraient pour cela!

      Noix Vomique

      20 avril 2016 at 8 h 20 min

  2. C’est très à la mode: c’est un concept d’escape game mais à l’envers, en immersion dans la vie d’un autre, qui lui-même veut s’échapper de quelque chose et se retrouve enfermé quelque part.

    Faut aussi se mettre à la place des organisateurs de manifestations culturelles: capter l’attention du public est difficile.

    tschok

    20 avril 2016 at 15 h 17 min

  3. Ces bobos me font bin rire…jaune, je les invite aussi à venir dans le 19eme entre Stalingrad et la Chapelle, les migrants y sont dans  » leur jus « , qu’en voilà une expérience qu’elle serait en plein dans la réalité ! C’est lamentable.

    BOUTFIL

    20 avril 2016 at 17 h 33 min

  4. j’ai d’autres concepts à suggérer

    gratuitement,ce qui, dans notre zoziété hyper matérialiste , est un geste généreux et …..citoyen ( ding! un point sur la grille des réponses)

    exemple 1) les violences sexuelles faites aux femmes et aux minorités sexuelles : les participants seraient enchaînés cul nu et sodomisés sans précaution par des acteurs grimés en vronzais moyens , rotant le pastis et les poches pleines de grilles de tiercé ou de millionnaire

    exemple 2) la pauvreté extrême : les participants , volontaires , ça va de soi , seraient laissé dans l’ignorance du jour où , sans prévenir , une équipe de déménageurs viendraient saisir leur mobilier et leurs souvenirs de famille avant d’être expulsés de leur logement , serrure changée , abonnements téléphone, gaz et électricité résiliés

    exemple 3) la discrimination ; les participants , naturellement beaux gosses , seraient enlaidis à force de baffes dans la trogne et d’avulsions dentaires brutales , puis , vêtus de sacs et de fringues celio, arrosés de spray malodorants , ils seraient lâchés dans une boite de nuit ou un café chic avec pour mission de choper au moins une jeune diverse courtisée par des djeunzs contraints à une continence forcenée par des schémas culturels d’un autre âge et tentant de s’en affranchir

    kobus van cleef

    21 avril 2016 at 11 h 03 min

  5. enfin, dans le spectacle ticket , on reconnait fort bien le moutonnisme (ça se dit ?) ou la passivité des européens
    quel public et à plus forte raison , quels participants , se rebelleraient contre les acteurs de cette mauvaise farce et tenteraient de leur casser la gueule , au motif que « le spectacle ne nous plaît pas bordel de djieu et tu vas voir ta gueule »?
    et pourtant , c’est ce qu’il faudrait faire
    on t’enferme dans un container et on vient te faire les poches en te crachant dessus par surcroît?
    mais bordel de dieu , c’est à coups de poing , à coups de pied qu’il faut répliquer !
    y a combien de couillons qui ont payé pour se faire rançonner dans ce spectacle? pour se faire torgnoler dans ce camion caisson par des figurants masqués ? dix , douze ?
    bien assez pour mettre une avoinée au concept !

    ça me troue le fion que personne y aie pensé

    bien envie de banquer mes 10 euros et d’y aller avec mes potes et mes gamins, tu verrais la tronche de la mauvaise farce , y aurait plus de publicité pour ça !

    kobus van cleef

    21 avril 2016 at 11 h 11 min

    • Grégarisme? Ou grégarité?

      tschok

      21 avril 2016 at 14 h 44 min

      • grégarisme , ça en jette
        mais n’éludons pas le fond du problème
        qui viendra banquer ses dix euros pour mettre une avoinée aux figurants faisant mine de brutaliser les pseudo-voyageurs?

        probable les mêmes qui ont dégonflé le gode vert sapin de mac carthy ou ceux qui ont peinturluré le « vagin de la reine » du désopilant anish kapoor

        dommage que les homards en plastoc de jeffe koons ne s’exposent que sous bonne garde…..

        d’ailleurs , il y a là matière à reflexion…..

        l’art contempourien ne s’expose que sous haute surveillance alors que les oeuvres passées , statue équestres des rois, christs et apôtres en majesté , fontaines , lion de belfort , n’ont pas, à l’évidence , besoin de vigiles et de chaouchs autour….
        et on peut en dire autant des concepts , voyez?
        les concepts modernes du genre mariage pour tous , accueil obligatoire des réfugiés, légalisation du cannabis , omniprésence de l’a-choa , ne s’envisagent qu’entourés d’un arsenal législatif et répressif bien musclé pour pouvoir résister dans l’espace public
        témoin par exemple ( mais pas le seul) , le crime de négationnisme
        ou alors celui de discrimination envers les paydays

        si ces communautés , si ces prescripteurs de concepts se sentent légitimes , pleinement acceptées , pensez vous qu’il doive y avoir une telle meute de chiens de garde pour les préserver de l’analyse critique ?….

        si ces oeuvres ( oui oui , j’ai élevé le vagin de la reine , les homards de jeffe koons et les élucubrations scatophiles de mac carthy au rang d’oeuvre , je suis trop bon ) étaient acceptées au même titre que nos monuments aux morts , la statue de louis ou celle du lion de belfort , pensez vous que leurs concepteurs les protègeraient avec un tel luxe de précaution? et une telle dépense , car tout celà fait le jeu des zoziété de surveillance privées…..

        se poser la question , c’est déjà y répondre ……en quelque sorte…….

        kobus van cleef

        21 avril 2016 at 15 h 45 min

        • Kobus, sans vouloir vous vexer, je crois que vous mélangez tout. D’abord le spectacle-performance « Ticket » dont il est question ici ne relève pas, à proprement parlé, de l’art contemporain, tel que vous le critiquez: c’est un type de spectacle vivant qui emprunte certaines modalités de sa production à des concepts qui, eux, sont issus de la pensée qui à fait naître l’art dit contemporain, il y a maintenant un siècle (à la condition de faire démarrer l’art contemporain à Marcel Duchamp).

          Le deuxième point, c’est que l’art contemporain se fiche de la façon dont il sera reçu par le public, ce qui n’était pas le cas de l’art classique qui voulait plaire, flatter ou glorifier, en recherchant le beau et en faisant étalage de la maîtrise technique, particulièrement dans le domaine figuratif. C’est un art de brigands et de voyous, provocateurs et cyniques, indifférents aux récriminations des petits bourgeois étriqués, qui sont incapables d’entendre une autre musique que celle à laquelle il sont habitués, ou de contempler une autre peinture que ces vieilles croûtes insignifiantes qu’ils accrochent fièrement dans leur salon (vous savez les scènes de chasses dans la campagne anglaise, le vieux moulins au bord de l’eau, ces conneries-là, quoi)..

          La question de son acceptation par une société éduquée selon les canons de l’art classique est à a limite sans objet, du moins de son point de vue.

          Maintenant, à force de donner dans le pied de nez moqueur, l’art contemporain a fini par tomber dans la facilité et la provocation stérile. Certains artistes d’aujourd’hui, notamment dans la peinture et la sculpture, reprennent donc le chemin du figuratif et de la maîtrise technique, pour redonner à l’œuvre d’art le sens artistique, dont l’art contemporain l’avait vidée.

          Abandonnez l’art contemporain, vous ne l’aimerez jamais et il n’est pas fait pour vous. Adonnez-vous à l’art classique, c’est celui qui vous convient et fichez donc la paix aux avant-gardistes, ils ne font rien d’autre qu’explorer les mille et un sentiers de l’avenir, et ne vous empêchent nullement de vouer au passé artistique de l’être humain le culte nécessaire que l’on doit entretenir pour simplement en conserver la mémoire.

          Tâchez d’accepter qu’un musée comme celui de l’immigration puisse à la fois avoir une approche muséale classique, dans son dispositif mémoriel à finalité conservatrice, et une approche plus avant-gardiste, à finalité progressiste. Et comprenez que le public est difficile à impressionner et que les conservateurs des musées doivent aujourd’hui boucler leur financement avec les recettes de la billetterie. On ne peut plus se limiter à exposer des collections permanentes sous vitrine éclairée, avec une interactivité réduite. Faut attirer le chaland. Faut que ça mouille!

          tschok

          22 avril 2016 at 12 h 22 min

          • Don reviendra sur ma compréhension de l’art comtampourien
            Et je suis tout à fait disposé à oublier l’art comtampourien
            Mais à l’unique condition qu’il m’oublie, moi
            Et ça n’en prend pas le chemin voyez vous ?
            Ça n’en prend nullement le chemin car tout me rappelle que je le finance, l’art contanpourien ,ses acteurs, ses exégètes ,ses profiteurs
            D’ailleurs vous aussi, à travers vos impôts, la TVA, la TIPP, toussa
            Je sais pas pour vous, mais perso ,ça me semble un gaspillage d’argent public ( qui est à la base de l’argent privé, économisé sur d’autres dépenses plus essentielles ) auquel je n’ai en aucun cas donné mon accord
            C’est en ça que l’art comtampourien, comme l’accueil des migrons ,les fastes republicon et les tentatives pitoyables de faire accroire en une économie decarbonnee m’irrite

            kobus van cleef

            23 avril 2016 at 23 h 40 min

          • Aaah ok. Finalement l’art contempourien compte pour vous parce qu’il vous coûte.

            Il est certain que les subventions publiques font tous de nous les collectionneurs involontaires des œuvres d’un Mc Carthy, qui n’a pas manqué de nous faire comprendre qu’on l’avait dans le…

            tschok

            25 avril 2016 at 13 h 30 min

          • l’art qui compte pas pour rien me coûte mais aussi à vous et à tout le monde
            je doute qu’à l’époque un Rubens ait exposé des oeuvres en se foutant totalement de la gueule du commanditaire
            de même , un Vinci respectait un minimum le payeur

            peut être qu’un Hiéronimus Bosch , par contre , avec ses persos un peu cauchemardesques….mais non, ça rentre dans le cadre de l’art ou de la commande pour former un ensemble cohérent avec la commande, le payeur ,l’oeuvre, les spectateurs….

            il faudrait déjà définir l’art

            l’art ou bien l’oeuvre d’art n’a d’existence que récente , d’après Jean Clair , historien de l’art et ancien directeur de musée ( bien connu) c’est un objet retiré du circuit habituel et donnée en gage à la plèbe , une munichie , en somme

            il est bien évident que cette définition ne s’applique plus , la plèbe payant pour son ravissement ( impôts , taxes , TVA…)

            je ne prétend pas pour autant qu’elle doive en avoir pour son argent , ça n’a pas de sens, elle devrait en avoir pour l’argent qu’on lui dérobe ( pour son bien? voire….un paternalisme hérité des siècles passés et de notre catholicisme triomphant nous apprend que la plèbe ignore ce qui est bon pour elle , pas vrai? et qu’il est donc licite de faire pour elle les choix qui s’imposent….) ou bien , les élites qui veulent son bien estiment qu’elle en a pour l’argent qu’elles ( les élites ) lui dérobent ( à la plèbe )

            mais foin de ces agaceries

            reprenons au sujet de l’art comtanpourien

            ce qui différencie nos zartistes comtanpourien et ceux qui les ont précédés , c’est , en plus de la quasi certitude d’être défrayés de leurs efforts , l’ Habsolue volonté du scandale et de l’enfoutage de gueule

            car l’artiste comtanpourien vit du scandale

            exemple 1) vers les années 80 , mon père était allé écouter une première de Ligetti , pas par mélomanie , plutôt par sympathie ( réfugié politik , flanqué à coups de pompe au cul hors de la puztza natale , toussa ) ,le rideau se lève , ho pute vierge , y avait une ou deux famapoil assises comme ça sur la scène , bénaize , l’air de s’emmerder grave, le public bien éduqué ( vous pensez , vronzais ….) n’a pas bronché , et alors un gus , sur le coté latéral droit s’est foutu en rogne , et a beuglé avec un drôle d’accent que c’était un scandale….Ligetti himself , personne n’avait voulu faire de foin, et c’est lui qui s’y est collé

            exemple 2) un artiste comtanpourien vendait des installations , jusque là , rien de grave , s’il se trouve des crétins pour casquer, mais là , l’installation c’était RIEN , du vide , c’était ça le concept intéressant ….à un myon d’euros quand même , un peu comme la pincée de biffetons que l’on donne sans la donner au psychanalyste ( ha ….pudeur bien vronzaise….c’est en général dans une enveloppe )….principe similaire, si on y croit réellement , ça marchera ( sans que l’on sache ce que le terme « marcher » recouvre ou même celui de « ça » ….)

            depuis mon enfance heureuse sur la cote d’azur , où nous allions assez régulièrement à la cafardeuse fondation Maeght ( cafardeuse car dans ce pays baigné de soleil c’était les seuls bâtiments où des salles entières étaient dans l’obscurité pour pas dégrader les oeuvrettes sur papier) jusqu’à l’âge adulte , j’ai visité pas mal de musées, d’installations, de galeries , et sur pas mal de continents …..en 54 ans de vie , y a pas eu une seule fois où l’art comtanpourien ne m’a pas choqué par sa laideur , son aspect plagiaire et la volonté délibérée des auteurs de moquer le spectateur

            peut être que je suis imperméable à toussa

            kobus van cleef

            27 avril 2016 at 21 h 52 min

      • Ou instinct grégaire…..l’empathie ?…intéressant cette activité. En plus ça développe les fantasmes de certains.

        Didstat

        21 avril 2016 at 15 h 46 min

  6. @ Kobus van cleef,

    Je vous remercie beaucoup pour ce commentaire, que je trouve d’une grande intelligence pénétrante, sensible et sincère, et avec lequel – figurez-vous – je suis en accord, à deux ou trois détails près.

    Je vous remercie également pour la référence à « munichie » (gage donné à la plèbe, par l’octroi en pleine propriété d’une position dominante, en l’espèce une colline donnant sur le port d’une capitale) et pour la définition de l’œuvre d’art selon Jean Clair.

    En plus vous avez l’obligeance de donner votre âge, donc je vais vous donner le mien (48), et de donner en pointillé l’un des endroits par lequel vous êtes passé (Fondation Maeght), donc je vais vous donner l’un des miens: musée archéologique de Naples, mais je pourrais aussi donner celui d’Istanbul, de La Valette, ou celui de Crête. Ou les musées plus impériaux de Vienne, où des collections magnifiques attendent le regardeur français pour lui faire comprendre que quelque chose de central s’est joué dans la Mitteleuropa du début du XXième siècle, et que des hordes de touristes confus et bedonnants contemplent en machouillant négligemment le bout d’une paille plantée dans une pinte de Coca Cola.

    Quelque chose qui a considérablement influencé non seulement le design, mais la façon de placer l’être humain dans le monde, par rapport à un objet sophistiqué: Ikea est né là.

    Mais le vrai sentiment du vide, que vous expliquez fort bien, je l’ai ressenti au musée d’art moderne de Montréal, qui doit beaucoup à une extraordinaire invention de Texas Instrument, qui a rendu possible la vidéoprojection HD (technologie DLP par opposition à LCD), alors qu’on a rien à montrer que 3 ou 4 œuvres qui valent le coup d’œil. Et encore.

    Mais, tout cela ne doit pas empêcher que je vous critique.

    En l’état actuel des choses, l’art ne peut faire de nous que deux sortes d’homme:

    – Un critique d’art, ce qui nous rattacherait alors à une élite cultivée, diplômée, mais blasée, qui transforme le simple amateur en semi-professionnel membre d’un club de sachant. Cette homme ou cette femme trouve alors une place dans l’entre-soi du service public, où la note de taxi est coûteuse, ou bien dans le circuit privé des ventes aux enchères, où l’objectif est de vendre à un homme d’affaires chinois une pure merde hors de prix.

    – Le spectateur de la TV qui, sachant qu’il paye la redevance, se comporte en consommateur insatisfait qui estime qu’il n’en a pas pour son argent et qui se disperse en vaines récriminations sur l’emploi de l’argent public, en inventant des théories plus ou moins créatives sur la définition de l’œuvre d’art dans la société du spectacle, dans l’espoir de donner un peu de substance à sa rébellion.

    Il me semble que vous appartenez à la deuxième catégorie et il me semble que vous ne pouvez plus saquer la première.

    Pourtant, et c’est là que je risque de vous dire quelque chose qui peut vous blesser: ces deux catégories sont également vulgaires.

    Mais les gens comme moi – puisque j’appartiens à une tribu secrète dépendant d’un ordre clandestin – entendent faire sortir l’homme non-artiste, ce que je suis indubitablement, de ce face à face stérile. Ils entreprennent donc de déconstruire les étapes du processus qui nous a mené là, en ayant bien conscience que l’art contemporain, qui est pour l’instant votre cible unique, ne sera pas le seul objet de la critique.

    En fait il n’en est qu’un tout petit appendice.

    tschok

    28 avril 2016 at 16 h 02 min

  7. vous vous gourez lourdement , très lourdement , extrêmement lourdement en prétendant que l’art ne peut faire de nous que deux sortes d’hommes
    sachant que je ne suis ni critique d’art ( quoique , oui , je critique , mais je ne suis pas un critique au sens où ça me ferait entrer dans le système) ni spectateur de TV ( ça fait bientôt 10 ans que j’ai débranché la boîtacon et je plaide pour que les choses soient payées au prix coûtant , tout , Habsolument tout , des soins de santé à l’énergie , en passant par les transports , les subsistances et ….le spectacle , voyez , rien de subventionné ) , où pourriez vous me situer?
    ailleurs
    ailleurs ?
    ben ouiche, ailleurs

    penser ensite que l’art comtanpourien pourrait être ma seule cible serait bien mal me connaître
    mais comme vous ne me connaissez pas, vous êtes tout excusé

    l’art comtanpourien, puisqu’on cause de lui , n’est qu’un l’avatar des méthodes de contrôle des foules
    au même titre que les religions, le marché , les idéologies, les croyances , les médias , les peurs instillées scientifiquement dans les cerveaux , les nourritures terrestres , grasses et sucrées qui contentent le système limbique et endorment les esprits , les stupéfiants ( bientôt décriminalisés) qui stupéfient les cerveaux
    toussa , quoi

    rendons nous libres!

    et pas seulement de consommer ( autre moyen de cohercition des foules , le triplet publicité/consommation/rétribution est une contrainte douce des foules , mais ça marche, et même très bien, sinon , y aurait pas de kapitalisme , pas vrai?)

    kobus van cleef

    29 avril 2016 at 12 h 27 min

  8. Espérons seulement que nos remplaçants auront la gentillesse de nous jeter des cacahuètes…
    Amitiés….

    nouratinbis

    5 mai 2016 at 10 h 40 min

  9. @ Kobus van cleef,
    .
    Je vous faisais juste part d’une impression. Contrairement à la NSA mon principal souci n’est pas de vous « situer » pour vous envoyer ensuite un commando des Navy Seals. Vous n’êtes tout de même pas Ben Laden.
    .
    Je voulais juste attirer votre attention sur le rôle très réducteur que vous attribuez vous-même à l’art contemporain: vous le rangez spontanément dans la catégorie des techniques de contrôle des foules. C’est-à-dire que vous le classez dans un compartiment mineur.
    .
    Bien que je partage avec vous les mêmes critiques sur l’art contemporain, ses pseudos-artistes, ses œuvres contrefaisantes et ses intermédiaires douteux, pour ma part je le range néanmoins dans un compartiment majeur.
    .
    Le fait d’avoir rattaché l’art contemporain au rang des techniques de manipulations des masses vous a immédiatement attiré deux soutiens, par l’odeur alléchés:

    – Celui de Carine, qui a l’immense avantage d’être une conspirationniste d’extrême droite moins antisémite que la moyenne des commentateurs de son blog, ce qui est une marque d’intelligence toute féminine qui vaut malgré tout d’être relevée.

    – Celui de nouratinbis qui est un cintré réactionnaire et apocalyptique qui déconne à plein tube, selon ses propres dires, ce qui le rend sympathique bien qu’il soit indécrottablement xénophobe et dénué de toute capacité intellectuelle construite autour d’autre chose que son nombril, dont à le lire j’imagine la taille immense et disproportionné pour un être débile comme lui (j’ai décide de me faire des amis).

    Ces deux soutiens, qui s’agglomèrent à ce que vous dites comme les mouches à merde sur la crotte du cheval, attestent de la valeur de votre récolte: si vous semez des cacahuètes, vous n’attirerez que des singes. Ce qui s’est vérifié.

    Le vrai choix, dur, lourd, engageant, spirituel en un mot, n’est pas d’allonger l’interminable liste des récriminations que des Français médiocres et banals adressent à la société des hommes depuis le commencement des temps jusqu’à leur fin, en classant l’art contemporain dans les techniques de manipulation des foules. Le vrai choix, c’est de décider qu’il est majeur. Et c’est un choix actuel et moderne.

    Et le fait est que c’est bien ce qui nous distingue, vu la qualité des gens que votre position attirent irrémédiablement: à vous les vieux réacs grincheux et les folles-dingues extrêmistes, à moi les artistes et les créateurs. Il faut savoir de qui on est l’amant et de quoi on est l’aimant.

    Sinon, et sur le sujet que vous abordiez au départ – l’emploi des deniers publics – je voulais vous dire que j’ai pensé à vous en lisant l’édition de mai du magazine Beaux Arts qui décrit de quelle façon et à quel prix la France et les Pays-Bas se sont portés acquéreurs des Epoux Soolmans de Rembrandt, moyennant le prix astronomique de 160 millions d’euros la paire, financé coté français par un astucieux montage impliquant la Banque de France, soit 80 millions d’euros à payer pour le contribuable français, pour deux croûtes peintes à la gloire d’un fils d’un réfugié protestant ayant fait fortune dans le commerce anversois, gros, gras et laid, et sa meuf, à peine baisable, c’est-à-dire deux parvenus m’as-tu-vu à la peau blanche dont les replis adipeux sont ourlés de perles et d’étoffes précieuses attestant de leur réussite sociale, et que leur orgueil a poussé à immortaliser dans cette toile que les contribuables français et néerlandais viennent de s’offrir à grand frais.

    Par comparaison, le budget annuel du Louvre en matière d’acquisition est seulement de 8 millions d’euros, c’est dire l’ampleur du sacrifice qui a été consenti à la gloire de l’art classique.

    Je n’ai jamais entendu qu’on en ai consenti de tel pour l’art contemporain.

    Quand vous-vous désolez qu’on finance l’art contemporain par l’octroi exagéré de deniers publics, je crois que vous êtes simplement partial et surtout peu informé.

    Vous n’avez pas mesuré la part que l’art classique et bourgeois s’adjuge sur les maigres budgets que la société accepte de consacrer à l’art en général. Cette part est léonine et laisse peu de place au reste. Vous n’échappez pas au grief de rajouter l’injustice à l’ignorance en vous scandalisant du peu que l’on consacre à l’art contemporain, qu’un grand chef d’entreprise français a voulu augmenter en situant à Paris les plus belles pièces de sa collection, sur ses deniers privés, d’ailleurs.

    Honte à vous.

    tschok

    9 mai 2016 at 15 h 03 min

    • mon bon ami tschok

      si vous pouviez m’éclairer sur les artistes et créateurs actuellement au top,non pas des parvenus ou des bankables , mais des intéressants , ça me ferait plaisir

      si vous pouviez aussi me dire en quoi l’art comtanpourien est majeur, pareil

      prenons, si vous le voulez bien , damien hirst ( y a trois ans , au moma de frisco , je me suis trouvé à coté d’une de ses pochades, une tête de veau dans un bac de formol, posé à terre , je m’en suis rendu compte car ça piquait les yeux quoique le truc fut hermétiquement clôt)…..l’omme au million de mouches mortes….bon…..ses têtes de veau ou de vache dans des bacs de formol symbolisent le christ et ses apôtres …pourquoi pas…..on aura remarqué qu’il les vend par appartement , en somme , une par une , jusque là , rien de novateur , à part les cènes ( cena ) où tout le monde était réuni , christ , disciples et même esprit saint , on s’accommodait assez bien de ne peindre qu’un apôtre ou qu’un saint , séparemment , peut être pour accroitre le prix de l’ensemble
      là où je rigole , c’est sur cet aspect figuratif
      voyez vous, un vrai artiste contemporain aurait dû rompre avec cette figuration….zoomorphe c’est encore trop ! il eu fallu qu’il propose ….rien, exactement rien…..là peut être , j’eu accepté et apprécié le gag .

      ne prenons pas le dingo qui photographie des cadavres dans une morgue nioullorquaise puis des étrons, vous auriez du mal à m’expliquer le pourquoi du comment

      prenons les époux soolmans de rembrandt , un friquart repu et sa moukère intirable ….ils vous paraissent laids? gras? hé bien sachez que les nanas de saint phalle me paraissent grasses et intirables tout pareil
      d’ailleurs , à part des pervers , qui pourrait penser s’atteler entre les brancards de ces bouboules impossibles à éplucher? surtout peinte par une femme qui a inventé sur le tard un inceste pour pallier sa popularité inexorablement décroissante

      pour moi tout l’art contemporain est résumé dans cette boutade , racontée par des survivants de l’a-chowa , désormais réfugié aux états unis
      « et que devient la femme à machin? »
      « elle s’est découvert une vocation artistique »
      « artistique? quel genre? »
      « elle peint »
      « quel genre de peinture? »
      « le genre pas difficile à apprendre »

      kobus van cleef

      9 mai 2016 at 21 h 32 min

  10. Mais dites-moi, cher Kobus, ne seriez-vous pas en train de me convier à une discussion d’amateur éclairé?

    Une discussion qui ferait de nous l’un des deux types d’homme que l’art produit, mécaniquement?

    De vous, elle ferait le spectateur mécontent d’un Damien Hirst et de ses quartiers de viande morte suspendus dans le formol, ou d’une Niki de Saint Phalle légèrement agaçante, en fin de trajectoire, avec ses histoires de viol incestueux, ou de ses trois grasses en maillot de bain?

    Et de moi elle ferait un découvreur de talent extra-lucide qui a tout pigé sur l’histoire de l’art et qui pourrait pointer du doigt avec une assurance morgue le futur Mozart, celui qui va casser l’histoire en deux par son génie éblouissant et novateur, THE nouvel artiste vedette que je ferais sortir des coulisses de l’avenir grâce à ma clairvoyance et la sûreté de mon bon goût de pseudo-savant?

    Chouette!

    Bon allez, je cède à votre invitation et puisque j’ai encore en mémoire le numéro de mai de Beaux Arts, je vous cite Huang Yong Ping. Très sincèrement, je ne sais pas ce qu’il vaut, mais il présente un immense avantage: pyromane, l’artiste chinois détruit ses œuvres (enfin, il l’a fait en 1986, j’ignore s’il a récidivé depuis). Il est un peu Dada et je crois que cela pourrait vous plaire.

    Autre détail plaisant: ses animaux à lui sont certes morts, mais il se passe du formol. Ils restent secs, sans gluance glaireuse douteuse et repoussante.

    Vendu. Mais sachez que s’il ne vous sied pas, la maison n’accepte aucune réclamation.

    (quand je pense que j’ai des goûts parfaitement conventionnels, que je suis intellectuellement formaté pour être conformiste, que ma vie ne comporte aucun écart et me v’là à défendre l’art contemporain sur un blog estampillé réac, pffff! porte naouak tschok)

    tschok

    10 mai 2016 at 14 h 13 min

    • flanquer ses oeuvres au feu c’est assez sympa
      ça évite de conserver des croûtes, ça évite d’injurier les yeux et puis surtout oui surtout , lorsque les siècles auront passé , les ‘rchéologues pourront tenter de reconstituer le truc en supputant sur les matériaux
      mais pas sur les circonstances qui ont précédé le drame…..ce sera pas le sac de rome ni celui de mycènes , ni même l’incendie de troie
      ce ne sera que la poussée neurasthénique d’un sécheur de barbaque
      et ça , personne ne pourra le savoir
      on intitulera ça « exhumations dans la fosse n°4 ; reliefs d’animaux carbonisés »
      puis le laïus « avec la collaboration des archéozoologues ,nous nous sommes penché sur le mystère des reliefs de la fosse n°4 , contenant divers débris animaux,la datation , l’état des restes , leur répartition tant spatiale que par espèce peut indiquer un incendie dans un séchoir artisanal , on sait que l’industrie de la viande séchée a beaucoup perdu de son importance en eurasie des 20ème et 21ème siècles, ces pratiques de conservation des aliments ne subsistant qu’en afrique australe (biltong) et dans le continent nord américain , toutefois ….. » et on y va , là , je pourrais vous en pisser des litres mais je redoute de vous indisposer

      bon , ceci dit vous n’avez toujours pas répondu à mon interrogation
      en quoi l’art contemporain peut il être rangé dans un compartiment majeur?

      kobus van cleef

      10 mai 2016 at 22 h 00 min

    • Ha tiens,j’ai regardé Huang Yong Ping ( ho putaingue,le blaze !)
      C’est le même mec qui a échoué un squelette de serpent sur une plage de Loire Atlantique
      Squelette en métal,incombustible et vidéo surveillé ( des fois qu’on aie des idées)

      C’est surtout ça qui m’epate

      Que l’art comptantpourien se trouve aussi illégitime que la propaganda qui tient lieu de cathechisme à nos modernoeuds qu’il ait besoin de surveillance vidéo tout comme l ‘antiouacisme a besoin de lois pour interdire toute contestation

      kobus van cleef

      27 mai 2016 at 22 h 30 min

  11. Ben, l’art contemporain n’est pas une catégorie particulière de l’art, c’est juste l’art tel qu’il existe de nos jours.

    Il est bêtement majeur parce qu’il ne cesse pas d’être ce qu’il est, en dépit de l’abondante production de merdes sans intérêt, ce dont notre époque n’a absolument pas le monopole. Des merdes il y en a toujours eu, à toutes les époques et dans tous les styles. Des artistes escrocs, pareil.

    Sinon, si vous voulez faire un speech sur les techniques de conservation de la viande, fin du XXième siècle – début du XXIième, moi j’veux pas vous contrarier, non plus. On a tous nos vices.

    tschok

    16 mai 2016 at 17 h 35 min

    • c’est important de connaître les techniques de conservation de la barbaque, vous savez….
      la salaison , par exemple
      y a presque que le porc à être conservé comme ça
      sauf en Islande où le jambon de mouton est conservé dans des tonneaux d’eau de mer ( ça lui donne un goût un peu rance, mais le mouton, à la base , bon , hein )

      je voulais pas en imposer en mettant sur la table mes connaissances , juste vous montrer que d’ici deux trois siècles , l’art contempourien retournera à ce qu’il est en majorité , la merde

      voyez ce qui stimule le dénommé Mc Carthy ….depuis ses débuts , la merde…
      cet autre qui met ses étrons en boîte ( un italien dont le patronyme m’échappe) ….la merde….
      cet autre qui photographie les cadavres dans les morgues nioullorquaises puis les colombins en gros plan ( son nom m’échappe aussi ….comme quoi …..) ….la merde….
      et jusqu’à Anish Kapoor dans son installation de Bilbao où l’on voyait de gigantesques colombins de ciment gris tout tourbicottés , déposés sur des palettes de chantier….la merde….
      ha, y en a un qui s’intéresse à la pisse ….il a mis un crucifix dedans…pourquoi pas , après tout , ça change…

      l’art tel que vous le percevez aujourd’hui , comptant pas pour rien, semble assez excrémentiel, ça traduit peut être quelque chose ?
      posez vous la question

      kobus van cleef

      17 mai 2016 at 22 h 39 min

  12. @ Tschok et Kobus,

    Les gars, je vous remercie d’avoir tenu la baraque en mon absence: vos échanges ont donné un peu de vie à ce blog qui moribonde. Je vous ai lus avec beaucoup d’intérêt et j’ai même eu l’impression, parfois, que vous n’étiez pas loin de tomber d’accord, si ce n’était la propension irrépressible de Tschok à discutailler. Je dois cependant préciser que je regrette certaines injures, blessantes et inutiles, proférées par Tschok. Kobus, lui, a su avoir un comportement irréprochable.😉

    Noix Vomique

    22 mai 2016 at 17 h 22 min

    • Mais je peut faire pire , bien pire !

      kobus van cleef

      24 mai 2016 at 22 h 36 min

      • Oui, mais vous ne l’avez pas fait.

        Le pire, c’est moi qui l’ai dit, dixit le taulier.

        Cekomsa, en plus je fais même pas exprès.

        (à part ça je sais que Kobus a le cuir suffisamment dur pour que je ne l’aie qu’à peine égratigné et j’ai pas reçu de plainte de la victime)

        tschok

        1 juin 2016 at 12 h 00 min

        • moi , victime?
          mais de quoi , de qui ?
          si encore il y avait des indemnités à la clé ou des réparations , comme dans la vraie vie…..sur le mode « on a beaucoup souffert vous savez…. »

          tiens à ce propos , une émission de france cul , « les pieds sur terre » détient le monopole Habsolu de la chougnasserie ….l’histoire de Monique la brique , enclavée dans le mur et qui voudrait voir le vaste monde , ou celle d’Armelle la semelle , sur la gueule de qui on marche continuellement….problème, y a pas de pognon à la clé….mais c’est tout de même très distrayant
          enfin seulement pour les ignobles dans mon genre qui détestent ce que le sens commun impose d’aimer…

          kobus van cleef

          2 juin 2016 at 14 h 37 min

          • Je crois que nous avons tous les deux réussi quelque chose qui se tient, juste par le dialogue, mais que Noix Vomique m’a désigné comme votre offenseur, et se faisant il vous a aussi désigné comme victime.

            J’en suis absolument navré: pas un seul instant il ne m’a semblé que vous puissiez être ma victime. Rien ne me l’a dit, ou même laissé croire, ou autorisé à penser dans ce dont nous avons discuté. C’était une discussion à brûle-pourpoint et bâtons rompus, inorganisée et spontanée, donc, et rien n’était offensant dans ce que vous avez dit, ou en tout cas pas pour moi et, je crois – si j’en juge par vos réponses – pas pour vous non plus;

            Donc, je récuse les propos de notre hôte.

            Mais j’admets être dépourvu de ce qui fait qu’un homme puisse avoir sur un blog réactionnaire un comportement irréprochable. Je crains d’être accessible à une critique incessante qui n’est jamais que celle que le réactionnaire reproduit quotidiennement à l’endroit de la société tout entière.

            Je n’échappe donc pas à son jugement partial, ce que j’accepte.

            tschok

            6 juin 2016 at 17 h 33 min

          • Tschok, c’est bien de vous soumettre à mon jugement partial. Mais, s’il vous plaît, ne prenez pas ces airs de vierge atteinte dans sa dignité: vous m’avez mal compris. Ou vous faites semblant, car j’imagine que vous vous souvenez tout-de-même de ce que vous écrivez. Je n’ai jamais dit que c’est Kobus que vous aviez offensé; je regrettais les injures que vous avez adressées, l’air de rien, à deux autres commentateurs de ce blog -votre commentaire du 9 mai. Et c’est tout.

            Noix Vomique

            6 juin 2016 at 23 h 11 min

          • si vous y tenez , on peut aller sur le pré
            mon demi siècle bien entamé me permet encore de ne pas rougir avec du fer à la main ( épée ou sabre)
            faudra trouver un terrain aux tristes aurores et quelques témoins
            pas que ça m’enchante, hein,j’ai d’autres chats à fouetter…
            pour le reste, oui, ça devenait intéressant comme conversation

            que désignez vous par « ce qui fait qu’un homme a une attitude irréprochable sur un blog réactionnaire »?

            d’ailleurs qu’est ce qu’un blog réactionnaire?

            et comment définiriez vous ce terme « réactionnaire »?

            là , ça m’intéresse

            question de sémantique tordue

            et quelle critique le réactionnaire (terme à définir) fait il à la société ( terme à définir) toute entière ?

            kobus van cleef

            6 juin 2016 at 21 h 26 min

    • « si ce n’était la propension irrépressible de Tschok à discutailler »

      « Pour être honnête… je vais très bien. Je cherche juste un endroit où j’ai le droit de monter sur le canapé » (en attendant de pouvoir chier dessus)

      Anton

      25 mai 2016 at 1 h 25 min

      • Anton,

        J’ai lu votre com sur Zone Militaire, celui où, avec votre sens de l’à-propos habituel vous vous êtes gouré de parlement.

        Hein, grand dadais.

        tschok

        1 juin 2016 at 12 h 04 min

        • ???

          Vous demanderai bien de quoi vous parlez, mais considérant que j’ignorais jusqu’à l’existence de ce « zone militaire », j’en conclus que vous vous êtes encore un peu trop tiré sur l’élastique. M’enfin, si je peux contribuer à votre thérapie, hein…

          Anton

          1 juin 2016 at 18 h 56 min

          • Soit c’est un malentendu qu’il est facile de dissiper sans m’injurier, soit vous êtes un grand lâche.

            Si c’est un malentendu, cela signifie aussi qu’au moins un autre internaute reproduit sur un autre blog les conneries que vous racontez ailleurs, au point qu’on peut vous confondre, comme deux jumeaux.

            Ca ne m’est jamais arrivé.

            tschok

            6 juin 2016 at 17 h 37 min

          • Oh, vous savez, il m’est arrivé plus d’une fois de me tromper de jugement, de l’admettre et de ne pas en faire un plat. Mais là visiblement, vous avez trouvé sur un blog un type qui signe du même pseudo que moi et vous vous êtes monté le bourrichon. Je vous le signale, tout simplement. Et voila que c’est vous qui semblez en faire un drame. Vous êtes beaucoup plus atteint que ce que j’imaginais mon pauvre garçon.

            Quant à la lâcheté et l’injure, je ne doute pas une seule seconde qu’IRL, vous n’hésiteriez pas à me, nous (Carine, Nouratin et d’autres), botter les fesses avec vos souliers vernis et nous exprimer, face à face, la fureur de votre éloquence gominée. Grand fou, va…

            Anton

            6 juin 2016 at 20 h 23 min

          • Anton, si vous ne connaissez pas Zone militaire, c’est un blog que je vous conseille. Comme je lis rarement les commentaires, j’ignorais que Tschok sévissait également là-bas. Je viens d’ailleurs de découvrir qu’il y fait de la publicité pour mon blog! Mais bon, tout ceci nous éloigne du sujet de ce billet.

            Noix Vomique

            6 juin 2016 at 23 h 21 min

  13. ha…..possible que tschok se soit tschoké dans le mur…
    il n’a pas tenté de répondre à quelques questions plutôt simple
    1) comment définir le terme réactionnaire et le terme blog réactionnaire?
    2) quelle est l’attitude irréprochable qu’un homme doit avoir sur un blog réactionnaire?
    3) quelle est la critique que le réactionnaire reproduit vis à vis de la société toute entière?

    espérons qu’il retrouve ses lunettes …

    kobus van cleef

    8 juin 2016 at 22 h 33 min

  14. @ Noix Vomique,

    Vous avez vu, je n’hésite pas: comme je vous aime bien, je fais votre pub, même chez les militaires.

    (j’ai pas essayé chez les gauchistes pour l’instant, c’est plus difficile à vendre, mais j’ai bon espoir d’y parvenir un jour, sachant que Didstat qui s’y est employé avant moi a tout de même renoncé et que seul Nicolas vous met encore dans sa blogroll).

    Bon sinon, c’est vrai que j’avais pas compris qu’en me disant injurieux, vous visiez ce que j’ai dit de Carine et de nouratinbis le 9 mai à 15.03 pétantes.Je plaide coupable. Mais à ma décharge – puisqu’il faut que je me mène moi-même à la décharge vu que personne ne me défend ici – je vous ferais remarquer que les principaux offensés n’ont dit mot. Or, vous connaissez l’adage: nul ne plaide par procureur. J’attends donc les plaignants et pas leur procureur, juge partial.

    Et j’ajouterais que je trouve leur silence gardé aussi élégant que raisonnable, retenue qu’un homme comme vous ne peut qu’approuver.

    Donc, dans le fond, je trouve que ça s’est plutôt bien passé. Pas vous?

    En ce qui concerne Anton, c’est un clone du réactionnariat: quiconque a quelque chose à dire de réac le dit en prenant ce pseudo. Je n’y peux rien, quand même! Ce n’est tout de même pas de ma faute si, quand un couillon dit une connerie quelque part, il prend ce pseudo, un peu l’équivalent de kevin ou de Steeve dans l’état civil des prénoms français. Mais, je renouvelle mon offre: si c’est un malentendu, qu’on le dissipe.

    Qu’Anton admette simplement qu’il croie faire partie d’un commando d’élite, alors qu’il fait partie d’une armée pléthorique. A force, nous, on fait plus le tri.

    @ Kobus,

    Allons, ce n’est pas à vous que je vais apprendre ce qu’est un réactionnaire, vous en êtes un. L’important n’est pas là. Il n’est même pas de savoir si c’est bien ou mal, bon ou mauvais, approprié ou pas, à la mode ou ringard.

    L’important est de savoir quelle est la place que vous allez laisser à la partie du monde qui ne l’est pas. cette immense partie du monde qui se laisse aller, sans réagir, en se coulant dans le flux d’événements provoqués par le hasard, en s’y adaptant.

    Il n’est donc pas tout à fait question de sémantique, sujet qui me passionne par ailleurs (mais le thème du réactionnariat est rabâché, donc sans nouveauté), mais plutôt de philosophie.

    L’important est de savoir si vous êtes capable de fixer un degré d’acceptation du chaos, ce qui nous conduit à des mots telle qu’adaptation, ou acculturation- sélection darwinienne, ou résilience.

    Et je suis sûr que ce mot-là, résilience, n’est pas neutre.

    tschok

    9 juin 2016 at 18 h 30 min

    • réactionnaire , ça pourrait signifier « en réaction à »
      mais à quoi?
      à quelle action?
      quelle action exceptionnelle, d’envergure , peuvent bien mener les thuriféraires de cette société toute entière?
      de quelle action, de quelles actions s’agit-il donc ?

      kobus van cleef

      10 juin 2016 at 14 h 24 min

      • Ha , mon ami Tschok , on peut constater que lorsque l’on vous conteste la domination du mot , le choix du mot , ça ne va plus

        Ce terme de réactionnaire, j’aimerais que vous nous l’expliquiez , ici même

        Car il ressemble assez étrangement , dans son application à l’emporte pièce, à celle qu’on fait lorsque on qualifié quelqu’un de raciste ou de fachysse

        Ça fait montre d’une certaine hyper réactivité ,un peu épidermique , voyez , genre réflexe sous cortical , médullaire pour ainsi dire

        Tonico clonique,avec la bouche tordue et baveuse.

        Vous ne voudriez pas que l’on pense ça de vous, pas vrai ?

        Alors, expliquez nous calmement ce que vous entendez par réactionnaire ,et surtout quelle est l’action supposée que vous exercez pour que j’exerce une réaction d’intensité équivalente tentant de l’annuler

        Pour finir, mon degré d’acceptation du chaos mériterait d’être confronté au vôtre,on interrogera donc le votre

        Voilà, nous attendons

        kobus van cleef

        12 juin 2016 at 22 h 59 min

  15. Infiniment merci, tschok, pour cette critique sociologique des pseudos sur internet. Surtout venant d’un gars dont le propre pseudo n’est pas sans évoquer l’univers du petit déjeuner céréalier pour kids ou celui de la croquette pour chiens (politiquement plus neutre, je vous le concède). Ne changez rien mon grand, ça tient trop la route.

    Anton

    14 juin 2016 at 18 h 15 min

  16. […] “ Au Musée national de l'histoire de l'immigration, qui n'est rien d'autre qu'une excroissance pernicieuse de l'exposition coloniale de 1931, un spectacle-performance intitulé Ticket propose aux spectateurs de devenir momentanément des migrants clandestins -ou des comédiens, on ne sait plus, car les frontières sont faites pour être abolies et tout le monde est finalement tout le monde; et cachés dans un camion, dans l'obscurité,…”  […]


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :