Noix Vomique

C’est ainsi que naît l’esprit fasciste

notre-avant-guerre

« On n’a pas coutume d’écrire ses Mémoires à trente ans ». Robert Brasillach semble s’excuser de rassembler ses souvenirs dans Notre avant-guerre, qu’il publie chez Plon en 1941, et il ajoute : « je voudrais qu’on pût lire ce livre comme un roman, comme une suite d’éducations sentimentales et intellectuelles ; je voudrais qu’on pût le lire comme une histoire plus vaste que la mienne, encore que je désire m’en tenir à ce que j’ai vu ». Il nous raconte donc sa jeunesse durant l’entre-deux-guerres, de l’École normale supérieure à la ligne Maginot, et nous découvrons un petit groupe d’amis, qui se connurent à l’école, travaillèrent pour les mêmes revues et voyagèrent ensemble, dans l’Italie mussolinienne ou encore l’Espagne de l’après guerre civile: leur histoire est bien sûr une célébration de l’amitié mais elle est surtout indissociable de la grande histoire. Car Robert Brasillach est un témoin attentif de son époque. Dans le cinquième chapitre, qu’il intitule « J’avais des camarades », il décrit le Front populaire comme une épisode odieux et grotesque qui saisira « plus tard les historiens de stupéfaction, de rigolade et de honte »:

Des grèves partout. Dans le Vaugirard que nous habitions encore, nous nous heurtions aux quêteurs, aux quêteuses. Les fenêtres étaient décorées avec des drapeaux rouges, ornés de faucilles et de marteaux, ou d’étoiles, ou même, par condescendance, d’un écusson tricolore. Par réaction, le 14-Juillet, les Patriotes pavoisèrent aux trois couleurs dans toute la France, sur l’instigation du colonel de La Rocque. Les usines, périodiquement, étaient occupées. On enfermait le directeur, les ingénieurs, et les ouvriers ne quittaient pas les lieux: cela se nommait « la grève sur le tas ». À la porte, un tableau noir où l’on inscrivait les jours de grève. À l’intérieur, des groupes très photogéniques avec des joueurs d’accordéon à la manière des films russes. Premier ministre depuis juin, M. Blum se lamentait, pleurait deux fois par mois à la radio, d’une voix languissante, promettait l’apaisement, des satisfactions à tous. On publiait, on republiait ses fausses prophéties, ses erreurs innombrables, on rappelait ses livres de jeunesse, son esthétisme obscène et fatigué. En même temps, le 18 juillet, dans l’Espagne affaiblie par un Front populaire plus nocif, éclatait une insurrection de généraux qui devait devenir aussitôt à la fois une guerre civile et une révolution nationaliste. Les communistes manifestaient pour l’envoi à Madrid de canons et d’avions, afin d’écraser le « fascisme », organisaient le trafic d’armes et d’hommes, criaient « Blum à l’action! » et conjuguaient ainsi leur désir de guerre à l’extérieur et d’affaiblissement à l’intérieur.

L’Association des Écrivains et Artistes Révolutionnaires (A.E.A.R.) avait eu de beaux jours. Couverts d’honneurs, ses membres se promenaient volontiers avec la rosette de la Légion d’honneur sous le revers du veston: ainsi prouvaient-ils leur indépendance vis-à-vis du régime. Le mois de mai 1936 libéra ces consciences scrupuleuses, et les promotions, par une grâce divine, commencèrent en même temps de pleuvoir. La Maison de la Culture était née. C’était une vraie maison d’ailleurs, sise rue de Navarin, avec patente et pignon sur rue. Devant « le péril réactionnaire » elle s’appuyait sur un funambulesque Comité de Vigilance antifasciste où brillaient les professeurs Langevin, Perrin, Joliot-Curie. On vit s’y précipiter toute la littérature du temps, ou peu s’en faut. En même temps, avec l’argent des marquises rouges, se fondait un étonnant journal, Vendredi. […] Le journal était fort ennuyeux, et d’un accent de pion tout à fait caractéristique de ces belles années.

Car la fausse révolution de 1936 fut bien une révolution d’intellectuels. Précipités sur les prébendes, ils n’en tirèrent rien que des rapports et des thèses. Les humoristes eux-mêmes perdaient tout sens du comique. Le vieux journal anarchiste que nous avions lu, le Canard enchaîné, expulsait la plupart de ses collaborateurs coupables d’esprit frondeur, devenait strictement « Front populaire », et flirtait ouvertement avec les staliniens. On paya des sommes folles, à l’Exposition de 1937, pour montrer des spectacles collectifs absolument inouïs: la Naissance d’une cité, de J.-R. Bloch, où il y avait plus d’acteurs que de spectateurs, Liberté, composé en collaboration par douze écrivains, qui avaient chacun traité à leur façon un épisode de l’histoire de France: après une Jeanne d’Arc burlesque, un entretien scolaire entre Pascal et Descartes sur le coeur et la raison, tout s’achevait sur l’apothéose du serment du 14 juillet 1935 pour « défendre les libertés démocratiques ». Car tel était le sens de l’histoire.

Des écrivains de talent se mêlaient parfois à ces jeux. Le plus en vue était André Malraux, dont nous avions lu les sombres, brumeux et durs romans, apologies de la souffrance et du sadisme intellectuel, remplis de tortures chinoises et du crépitement des mitrailleuses, les Conquérants, la Condition humaine: il faisait du recrutement officiel pour l’Espagne rouge, et il fut même lieutenant-colonel commandant l’escadrille España. Devant sa gloire, les autres boute-feux au coin du feu pâlissaient. Mais ils se faisaient une raison en croyant atteindre à l’action, en croyant aller au peuple ils levaient le poing dans des meetings, et Jean Guehenno, un peu plus tard, devait écrire là-dessus quelques pages de cornichon sincère, et quasi-repentant. C’était le temps où dans une réunion sur l’art, si un « peintre du dimanche » déclarait qu’il était communiste, qu’il faisait la grève quand il le fallait, mais que lorsqu’il peignait, il aimait à peindre sa femme ou sa fille plutôt que d’exalter la conscience de classe, il se faisait huer. C’était le temps où Aragon et Jean Cassou déploraient qu’on ne pût dire si une toile avait été peinte avant ou après le 6 février (ces phrases extraordinaires ont été réellement dites, et pensées) et expliquaient la décadence de l’art par les sales gueules des « deux cents familles ».

Car la France était gouvernée par une oligarchie de « deux cents familles ». Aux entrées de métro, les vendeurs criaient: –Demandez la liste officielle et complète des deux cents familles. Nul ne s’étonnait de cette annonce énorme et bouffonne. Les bourgeois blêmissaient, pensaient qu’ils seraient sauvés tantôt par le P.S.F. et tantôt par les radicaux, donnaient aux quêteurs rouges, se laissaient arrêter sur les routes, et avaient une belle frousse. Rares étaient ceux qui faisaient le coup de poing avec les grévistes: il y en avait pourtant, et à qui personne n’osait toucher. D’autres étaient plus mûrs pour les révolutions qui, il faut bien le dire, ne sont pas imméritées pour tout le monde. Dans une entreprise que je connais, on reçut avis que les Rouges viendraient « attaquer » un samedi après-midi. C’était l’été, le patron était sur son yacht. Il téléphona qu’il accourait, et que quelques employés fussent prêts à défendre le capitalisme. Des camarades vinrent donc, avec un petit arsenal, tout l’après-midi. Point d’assaillants. Point de patron non plus. Le lundi suivant, il apparut pourtant, et, doucement railleur, il déclara: -Alors, vous avez été en état d’alerte pieuse, samedi?

On ne s’étonnera pas si, pris entre le conservatisme social et la racaille marxiste, une bonne part de la jeunesse hésitait. Les triomphes de 1936 révélaient des justices abominables, aidaient à comprendre certaines situations, faisaient espérer des réformes nécessaires et justes. Toutes les grèves, surtout celles du début, où il y eut parfois une joie, une liberté, une tension charmantes vers la délivrance, vers l’espoir, n’étaient pas injustifiées. Nous savions bien qu’aucune conquête ouvrière n’a jamais été obtenue de bon gré, que les patrons ont gémi qu’ils allaient à la ruine lorsqu’on établit sous Louis-Philippe la journée de onze heures et l’interdiction pour les enfants de moins de douze ans de travailler la nuit. Nous savions bien que rien n’a été fait sans la lutte, sans le sacrifice, sans le sang. Nous n’avons pas d’intérêt dans l’univers capitaliste. Le fameux « souffle de mai 1936 », nous ne l’avons pas toujours senti passer avec hostilité dans une atmosphère de gabegie, d’excès, de démagogie et de bassesse, inimaginable. C’est ainsi que naît l’esprit fasciste.

On le vit naître. Nous l’avons vu naître. Parfois, nous assistions à ces incroyables défilés de 1936, ces vastes piétinements de foules énormes, entre la place de la République et la place de la Nation. De l’enthousiasme? Je n’en suis pas sûr. Mais une extraordinaire docilité: c’est vers un but rouge et mystérieux qu’allait le destin français, et les passants levaient le poing, et ils se rassemblaient derrière les bigophonistes libres penseurs, les pêcheurs à la ligne antifascistes, et ils marchaient vers les colonnes de la place du Trône décorés de gigantesques drapeaux. On vendait de petits pantins: le colonel de La Rocque. On promenait, à la mode russe, des images géantes: les libérateurs de la pensée, Descartes, Voltaire, Karl Marx, Henri Barbusse. C’était bouffon et poussiéreux, l’esprit primaire devenu maître de tout. Et pourtant, si, aux quêteurs de juillet 36, on répondait: « Non, camarade, je suis fasciste », nul n’insistait. La mode du salut à la romaine faillit même devenir courante, non par goût, mais par riposte, quand les communistes défilaient le poing tendu vers l’Arc de Triomphe. On leva le bras, on chanta la Marseillaise. L’esprit nationaliste réclamait ses rites, et les moscoutaires essayaient de les lui chiper, en chantant, eux aussi, la Marseillaise et en se parant de tricolore, et en déclarant lutter contre le fascisme menaçant, pour les libertés françaises. Ainsi parlait Maurice Thorez, député communiste, depuis déserteur. Drôle d’époque.

Dans un monde parallèle, Notre avant-guerre serait considéré comme un classique du vingtième siècle. Mais voilà: il a été écrit par Robert Brasillach. Notre avant-guerre est donc un livre maudit, qu’on ne trouvera jamais par hasard dans une bibliothèque ou dans une librairie. Il ne sera jamais étudié en classe de français, ni même en histoire. Les pontes de l’Éducation nationale ne pourraient permettre, en effet, que ce livre magnifique tombât entre des mains innocentes: il fait trop joliment l’éloge de l’esprit fasciste, présenté comme « l’esprit même de l’amitié, dont nous aurions voulu qu’il s’élevât jusqu’à l’amitié nationale ». L’écriture est trop belle, l’anticonformisme de l’auteur est trop dangereux.

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Written by Noix Vomique

19 décembre 2016 à 16 04 08 120812

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28 Réponses

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  1. Excellent livre, doux-amer, empreint de nostalgie… Très belle plume.
    Je l’ai lu dans les années 60, en livre de poche.
    Lu et relu, mais les déménagements ont eu sa peau, hélas !

    estelle92

    19 décembre 2016 at 17 05 57 125712

    • Oui, c’est vraiment un très beau livre. Aujourd’hui, il est inimaginable de le trouver en livre de poche. Heureusement qu’il existe les éditions Godefroy de Bouillon pour continuer à l’éditer.

      Noix Vomique

      20 décembre 2016 at 10 10 19 121912

  2. Bonjour mon cher,
    peu disponible ces dernières semaines et en mal d’inspiration après une convalescence m’ayant paru une éternité, votre excellent billet me sort de ma torpeur.
    Quel plaisir de vous lire et de lire ce bon vieux Robert !
    Le hasard qui fait souvent bien les choses veut que je sois devenu l’heureux propriétaire d’un exemplaire de 1927 de « L’avenir de l’Intelligence » du grand Charles (pour 15€ !!!…). Ces deux auteurs, avec quelques autres comme Bernanos ou St-Exupéry, vous réconcilient à coup sûr avec la littérature politico-historique contemporaine. Quel style, quel phrasé !
    Votre conclusion est pleine de réalisme et de bon sens.
    Je vais d’ici demain tenter d’acheter un exemplaire d’époque de cette œuvre et je vais me mettre à jour sur DdeC, tout au moins repondre aux commentaires.
    Excellents Noël et fêtes de fin d’année.
    Amitiés.
    P.s.: petite coquille au niveau de « l’envoi à Madrid de canons et devions » avec « devions » pour « d’avions ».

    Lebuchard courroucé

    19 décembre 2016 at 18 06 38 123812

    • Lebuchard, je suis heureux d’avoir de vos nouvelles et j’espère que votre convalescence est achevée. Je vous recommande vraiment la lecture de « Notre avant-guerre »: c’est vraiment un ravissement de se plonger dans ces années trente qui n’ont jamais l’air d’être nauséabondes.

      Noix Vomique

      20 décembre 2016 at 10 10 30 123012

  3. Eh oui, la République ne saurait tolérer qu’on enseignât aux petits ânes des Écoles la littérature de ce bord, fût elle magnifique. Brasillach ne passera jamais les portes des Lycées, ça risquerait de leur ouvrir grave l’esprit à ces morpions!
    Ils ont bien fait de l’assassiner, ce sublime, il était bien trop grand pour nous.
    Merci et amitiés.

    nouratinbis

    19 décembre 2016 at 18 06 59 125912

    • Brasillach n’a pas sa place dans la France inculte et décérébrée de Najat Vallaud-Belkacem. Le paradoxe, c’est que l’idéologie et les méthodes de la ministre de l’éducation sont beaucoup plus proches du fascisme qu’elle ne l’imagine elle-même.

      Noix Vomique

      20 décembre 2016 at 10 10 35 123512

      • A propos des méthodes proches du fascisme, je dépose un lien vers l’entretien – intéressant même si un peu fourre-tout – accordé par Etienne Chouard à deux journalistes. Il y est question du « fascisme » actuel. Même si je coince toujours lorsqu’on utilise « fascisme » et « fasciste » pour qualifier des politiques et des éléments qui ne sont pas liés à la période de l’histoire italienne (1922-1945), la réflexion de Chouard rejoint votre commentaire sur les méthodes de la ministre de l’éducation nationale :

        René

        24 décembre 2016 at 12 12 27 122712

        • Je ne sais pas, mais à l’entendre, je crains que Chouard ne fasse une confusion entre fascisme et régime oligarchique, pouvoir des puissants étayés par les banquier- financiers.

          carine005

          26 décembre 2016 at 0 12 02 120212

          • Je suis d’accord.

            René

            26 décembre 2016 at 12 12 16 121612

          • René, merci d’avoir partagé cet entretien. Je coince aussi sur l’utilisation du mot fascisme, car le fascisme est une impasse historique qui s’est achevée en 1945, et je partage également les réserves de Carine.

            Noix Vomique

            28 décembre 2016 at 16 04 26 122612

          • Cher Noix Vomique, il me semble que le fascisme ne fut pas une impasse car nous n’avons eu droit qu’à un timide commencement en Italie qui renouait alors grâce à lui avec la prospérité et les projets fédérateurs (construction de routes, d’écoles,…) avant de se planter avec l’expérience mussolinienne qui n’était plus du fascisme. Preuve en est, le vote en 43 du Conseil National Fasciste contre le Duce !
            J’attends l’avis de l’historien avec impatience.

            Lebuchard courroucé

            29 décembre 2016 at 1 01 17 121712

          • Lebuchard, je voulais dire que le fascisme est une impasse historique, à la manière de la République cromwellienne ou de la Commune de Paris: il est le résultat d’un contexte particulier et il est mort avec la défaite de 1945; son héritage politique est finalement modeste -les projets fédérateurs auxquels vous faites allusion ne sont pas l’exclusivité du fascisme.

            Noix Vomique

            29 décembre 2016 at 15 03 17 121712

          • Oui, je l’avais bien compris comme cela mais je persiste à dire qu’il ne s’agit pas d’une impasse (tout court) car il n’a pas été réellement testé sur du long terme. Comme si l’on pouvait juger le communisme à l’aune du stalinisme ou du castrisme… vous voyez ce que je veux dire ?…
            Je suis convaincu que le fascisme, dans son acception originelle, celle d’un élan collectif, d’un faisceau de citoyens derrière un véritable chef, est une alternative à la république corrompue et à la décadence.
            Mais bon, je chipote sûrement !… 😉

            Lebuchard courroucé

            29 décembre 2016 at 15 03 59 125912

          • Ah mais attention, là, vous filez un mauvais coton: vous chipotez à la manière de ces communistes qui disent que l’URSS n’était pas vraiment communiste, que le communisme a été dévoyé, blablabla. Pourtant, qu’on le veuille ou non, le stalinisme reste un exemple de ce que peut donner le communisme! 😉
            Croyez-moi, le fascisme est sans doute tentant, surtout lorsqu’il est vanté par Brasillach, mais il appartient au passé; il nous reste à inventer autre chose.

            Noix Vomique

            29 décembre 2016 at 16 04 31 123112

          • Non, vous exagérez.
            Je ne défends en rien le communisme, je suis un anti-communiste d’ailleurs mais je rejette cette doctrine non pas en me basant sur l’échec des nations de l’Europe de l’Est mais en étant contre ses principes.
            Le stalinisme n’était rien d’autre qu’une dictature fardée de communisme, maquillage pratique et démago.
            Le fascisme n’appartient pas du tout au passé ! Sans parler de la doctrine, son esthétisme, ses ambitions, ses fortes attaches à notre réel passé européen, en font, j’en suis convaincu, un mouvement d’avenir (Casapound en Italie, le Bloc Identitaire en France, Pegida en Allemagne,… entre autres).
            Rien n’empêche par contre d’inventer autre chose ou plutôt d’enrichir, d’adapter le fascisme au XXIe siècle.

            Lebuchard courroucé

            29 décembre 2016 at 20 08 15 121512

          • C’est marrant, j’ai plutôt tendance à penser que le fascisme était à la fois une idéologie progressiste et une utopie: à l’instar du socialisme, il souhaitait édifier un homme nouveau. À l’époque, c’était certainement le truc le plus moderne qui soit. Du coup, il avait une vision assez intéressée et déformée de l’histoire -je ne pense pas, par exemple, que le fascisme historique ait eu une véritable conscience d’une quelconque identité européenne. Il y a des aspects bien sûr intéressants dans le fascisme, et pas seulement esthétiques, et on ne peut pas le condamner en bloc comme le font les gauchistes -il y a certainement des leçons à tirer de cette impasse, un peu comme les Anglais l’ont fait avec Cromwell ou la Troisième République avec la Commune.

            Noix Vomique

            30 décembre 2016 at 11 11 35 123512

          • Lorsque j’observe ce qu’est devenue la France, ce que donne notre Éduc Nazionale avec une génération d’adulescents ayant une fâcheuse tendance à l’acculturation,… je souhaite cet Homme nouveau avec force !
            « le fascisme historique ait eu une véritable conscience d’une quelconque identité européenne »… je suis assez d’accord avec vous sachant que cette conscience allait de soi donc il n’y avait pas besoin de revendiquer quoi que ce soit à ce niveau. Les européens étaient quasiment tous du cru, il n’était pas nécessaire de se battre pour une identité au milieu d’un multiculturalisme tellement exotique.
            « Il y a des aspects bien sûr intéressants dans le fascisme »… je plussoie !
            « et pas seulement esthétiques »… bien évidemment, mais c’est un aspect que j’apprécie beaucoup car il est une sorte de somptueuse vitrine donnant un sérieux et incontestable aperçu des valeurs traditionnelles, de la rigueur, de cet élan vital sûr de ses fondamentaux.

            Lebuchard courroucé

            30 décembre 2016 at 12 12 27 122712

          • Ah mais justement: l’éducation nationale cherche à nous fabriquer un homme nouveau! 😉 Une humanité hors-sol, inculte et dégenrée, juste bonne à utiliser quelques misérables compétences!
            Il faudra que nous parlions de tout cela un jour à Saint-Jean-de-Luz devant un verre d’Irouléguy!

            Noix Vomique

            31 décembre 2016 at 18 06 07 120712

          • Dire que l’« Éduc’ nat’ » voudrait faire un homme nouveau… c’est donner un sens dépourvu de virilité au mot homme.

            À l’inverse, le fascisme voulait faire de chaque homme un héros : une modernité qui n’était que la généralisation de la morale traditionnelle.

            Il est vrai que les « fâchismes » prônaient la modernité, mais en sciences seulement.

            Yorkshire-Poupéto

            11 janvier 2017 at 10 10 37 01371

  4. Je n’ai pas eu le plaisir de lire ce texte, par contre, les poésies écrites en prison sont une pure merveille, hélas, les enfants de ce siècle n’auront pas le bonheur de pouvoir les lire si quelques parents où grands parents ne les conseillent pas, mais en douce en leur recommandant surtout de ne pas en parler à l’école sous peine de se faire virer !

    Boutfil

    19 décembre 2016 at 22 10 57 125712

    • Boutfil, je vous conseille vraiment la lecture de « Notre avant-guerre » : c’est un chef-d’œuvre.

      Noix Vomique

      20 décembre 2016 at 10 10 37 123712

  5. Brasillach, ça se lit tout seul tant l’écriture est fluide. Abel Bonnard aussi d’ailleurs. Comme c’est bizarre ! Vous avez dit bizarre ?

    Kardaillac

    22 décembre 2016 at 23 11 16 121612

    • C’est vrai que ça se lit tout seul. En revanche, je dois avouer que je n’ai jamais rien lu d’Abel Bonnard. Il va falloir que je répare cela.

      Noix Vomique

      23 décembre 2016 at 16 04 35 123512

      • Idem !
        J’avais pourtant vu passer son nom en lisant Thibaudet, Halevy ou Sorel mais sans jamais pousser plus loin… je vais réparer cela illico presto en essayant de trouver « Les modérés » (dans la logique du « Modérément moderne » de Brague que je viens de démarrer).

        Lebuchard courroucé

        29 décembre 2016 at 1 01 07 120712

    • Ça y est ! J’attends mes exemplaires, celui de Brasillach est de 1941 (Plon) et celui de Bonnard de 1936 (Grasset). L’état du premier n’est pas fantastique mais au moins il est d’époque.
      Merci à tous les deux pour ces références.

      Lebuchard courroucé

      29 décembre 2016 at 15 03 49 124912

  6. Il savait écrire!

    Pangloss

    23 décembre 2016 at 17 05 43 124312

  7. Drôle d’époque, dit Brasillach.
    Il me semble que nous vivons la même, en bien pire encore.
    Le fascisme de Belkacem ?
    Idéologie et totalitarisme seulement, plus une grosse dose de Franc-maçonnerie à tous les étages, appels à délation, destruction de l’intelligence, du savoir et de la culture.
    Fascisme ? Non, je ne pense pas. Plutôt bêtise crasse et trahison.

    carine005

    25 décembre 2016 at 23 11 51 125112

    • Il est amusant de voir qu’en 1936 les comiques de gauche n’étaient pas drôles et les cultureux couraient après les médailles… Ça n’a pas beaucoup changé.

      Noix Vomique

      28 décembre 2016 at 16 04 28 122812


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